All posts by admin

Parcs Régionaux et Nationaux en danger !

Tout peut être acheté par l’argent ! Même notre Parcs Régionaux et Nationaux !!!!
Qui va arrêter ce suicide? Ce n’est pas notre gouvernement parce qu’ils ont déjà investi 1,5 milliard d’euros dans cette entreprise, et tout est fait dans le mot énergie renouvelable!
En place de brûler du charbon, ils veux brûler nos forêts !
Cette absurdité me rend MALADE !!! Notre gouvernement vous fait croire qu’ils s’occupent de l’environnement en crée les Parcs jusqu’à une grande entreprise arrive, comme E.ON – Uniper avec la promesse d’énergie verte, d’emplois, etc.
Et même Nicolas Hulot semble avoir été convaincu qu’il vaut mieux brûler notre forêt que du charbon !!!

SIGNEZ LA PÉTITION

PETITION – E.On / Uniper veut brûler les forêts françaises à Gardanne ! (196 817 signatures le 2017-10-06)
https://www.sauvonslaforet.org/petitions/959/e-on-uniper-veut-bruler-les-forets-francaises-a-gardanne

Si vous n’êtes pas convaincu que vous devriez signer cette pétition, continuez à lire ces articles !


Le chantage nouvelle arme des politiciens pour massacrer la forêt

(6 OCT. 2017)

Les parcs naturels du Luberon et du Verdon acceptent la centrale à biomasse de Gardanne à laquelle ils s’étaient opposés. Renonçant à leur plainte déposée en 2015. Quant à FNE, elle réfléchit à sa position. La raison ? Parcs et association étaient menacés de se voir privés de subventions. N. Hulot a le Culot de nous prendre pour des Bulots. Il se déshonore en s’acoquinant avec Muselier.

Les parcs naturels du Luberon et du Verdon acceptent la centrale à biomasse de Gardanne à laquelle ils s’étaient opposés. Renonçant à leur plainte déposée en 2015. Quant à FNE, elle réfléchit à sa position. La raison ? Parcs et association étaient menacés de se voir privés de subventions.

Dans les tuyaux depuis 2012, l’unité à biomasse de la centrale thermique de Provence aurait dû commencer sa production d’électricité fin 2014. Uniper, ancienne filiale d’E.ON, prévoit d’y brûler 850.000 tonnes de bois par an. Un gâchis environnemental selon de nombreux élus locaux, collectifs et associations écologistes, qui s’inquiètent de l’effet d’entraînement qu’aura cette usine sur « l’industrialisation de la forêt ».

Localement, ce sont les nuisances sonores, les pollutions à cause des particules fines, des rotations de camion et des cendres qui sont critiquées.

Le 8 juin dernier, le tribunal administratif de Marseille rendait une décision sans précédent. Saisi en 2015 par les parcs naturels régionaux (PNR) du Luberon et du Verdon, des collectivités locales et des associations environnementales, il a estimé que l’étude d’impact du projet de conversion au bois, faite sur un rayon de 3 km autour de la centrale, était insuffisante. La justice donnait raison aux requérants en annulant l’autorisation d’exploitation et en imposant une nouvelle étude d’impact portant sur l’ensemble du périmètre d’où provient le bois. Voilà qui pourrait faire jurisprudence.

Mais depuis, la préfecture des Bouches-du-Rhône a offert une autorisation provisoire de 9 mois à l’énergéticien pour continuer ses activités dans l’attente d’une mise en accord avec les termes du jugement. Et de leur côté, Uniper et… Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, ont fait appel de la décision de justice. De quoi doucher les écologistes mobilisés sur ce dossier.

Vous avez bien lu: N. Hulot a le Culot de nous prendre pour des Bulots. Il se déshonore en se rangeant dans le camp de Renaud Muselier (environ 39 ans de mandats), président de la région PACA qui n’est pas à une incongruité près (euphémisme: il ose tout…):

« L’écologie doit être mise au service de l’économie pour faire de la croissance verte. »

Le texte complet est:
« Il va de soi que nous ne pourrions pas continuer à accompagner des structures qui prendraient une position contraire à celle de la Région sur un projet d’une telle importance pour notre avenir collectif. Il est temps que chacun se ressaisisse et comprenne que l’écologie n’est ni une doctrine ni une idéologie, mais doit être mise au service de l’économie pour faire de la croissance verte un atout et faire gagner la France. »

En clair : soit vous marchez avec la région et Uniper, soit on vous coupe les vivres. Un message adressé aux PNR du Luberon et du Verdon et à France nature environnement Paca (FNE Paca).

« Avec 70 à 80% de notre budget qui dépend de la région, comment voulez-vous que l’on ait la capacité de décider ? », s’indigne un élu du parc du Verdon. « En droit, on appelle cela du chantage. Mais nous allons y mettre les formes pour exprimer notre désaccord, sans oublier qu’il n’y a eu aucune concertation depuis le début sur ce dossier », exprime un autre délégué du parc du Verdon.

C’est la massacre de la forêt méditerranéenne qui est organisé, sans compter les incendies de forêts que l’exploitation et les norias de camions vont immanquablement provoquer.

Pour minimiser les impacts locaux il est promis d’utiliser des eucalyptus provenant d’une monoculture d’eucalyptus qui accueille des plants transgéniques, qui s’est faite sur une partie de l’Amazonie déforestée et sur la destruction de la savane du Cerrado.

Après la couleuvre des perturbateurs endocriniens, après le boa (à venir) du glyphosate et bien d’autres renoncement en préparation.

Ou Nicolas ne sait pas lire, ou il est le ministre de la fin de l’écologie.
Source : https://blogs.mediapart.fr/alfred-leclercq/blog/061017/le-chantage-nouvelle-arme-des-politiciens-pour-massacrer-la-foret


Face au chantage aux subventions, les parcs régionaux acceptent la centrale de Gardanne

(4 octobre 2017) / Pierre Isnard-Dupuy (Reporterre)
null
Les parcs naturels du Luberon et du Verdon acceptent la centrale à biomasse de Gardanne à laquelle ils s’étaient opposés. Renonçant à leur plainte déposée en 2015. Quant à l’association FNE, elle réfléchit à sa position. La raison ? Parcs et association étaient menacés de se voir privés de subventions.

Valensole (Alpes-de-Haute-Provence), reportage
Ils s’inquiétaient de l’impact du projet de centrale à biomasse de Gardanne (Bouches-du-Rhône) sur la forêt provençale et avaient porté leurs interrogations au tribunal. Las ! Après la menace aux subventions de la région Paca, les parcs régionaux du Verdon et du Luberon ont signé, vendredi 29 septembre, un protocole d’accord avec Uniper, le gestionnaire de la centrale, acceptant l’abandon des poursuites. Reporterre était présent lors de la signature des parcs et fait le récit de ce feuilleton très politique.

Dans les tuyaux depuis 2012, l’unité à biomasse de la centrale thermique de Provence aurait dû commencer sa production d’électricité fin 2014. Uniper, ancienne filiale d’E.ON, prévoit d’y brûler 850.000 tonnes de bois par an. Un gâchis environnemental selon de nombreux élus locaux, collectifs et associations écologistes, qui s’inquiètent de l’effet d’entraînement qu’aura cette usine sur « l’industrialisation de la forêt ». Localement, ce sont les nuisances sonores, les pollutions à cause des particules fines, des rotations de camion et des cendres: https://marsactu.fr/la-centrale-de-biomasse-enfouira-70-000-tonnes-de-cendres-par-an-sur-un-ancien-terril/ qui sont critiquées.


La centrale thermique de Provence, à Gardanne (Bouches-du-Rhône).

Le 8 juin dernier, le tribunal administratif de Marseille rendait une décision sans précédent. Saisi en 2015 par les parcs naturels régionaux (PNR) du Luberon et du Verdon, des collectivités locales et des associations environnementales, il a estimé que l’étude d’impact du projet de conversion au bois, faite sur un rayon de 3 km autour de la centrale, était insuffisante. La justice donnait raison aux requérants en annulant l’autorisation d’exploitation et en imposant une nouvelle étude d’impact portant sur l’ensemble du périmètre d’où provient le bois. Voilà qui pourrait faire jurisprudence.

« En droit, on appelle cela du chantage »
Mais depuis, la préfecture des Bouches-du-Rhône a offert une autorisation provisoire de 9 mois à l’énergéticien pour continuer ses activités dans l’attente d’une mise en accord avec les termes du jugement. Et de leur côté, Uniper et… Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, ont fait appel de la décision de justice. De quoi doucher les écologistes mobilisés sur ce dossier.

Un nouveau coup de gourdin leur a été asséné avec les menaces de Renaud Muselier, président (LR) de la région Paca, dans un communiqué publié dès la parution du jugement : « Il va de soi que nous ne pourrions pas continuer à accompagner des structures qui prendraient une position contraire à celle de la Région sur un projet d’une telle importancpe pour notre avenir collectif. Il est temps que chacun se ressaisisse et comprenne que l’écologie n’est ni une doctrine ni une idéologie, mais doit être mise au service de l’économie pour faire de la croissance verte un atout et faire gagner la France. »

En clair : soit vous marchez avec la région et Uniper, soit on vous coupe les vivres. Un message adressé aux PNR du Luberon et du Verdon et à France nature environnement Paca (FNE Paca).
Sous l’ancienne majorité (PS, EELV, FG), la région s’était prononcée en faveur d’un moratoire sur le projet d’unité à biomasse, suivant en cela les PNR, qui s’inquiétaient d’une mobilisation trop importante de la ressource en bois au détriment des usages locaux et de la biodiversité.


Renaud Muselier, président de la région PACA : « L’écologie doit être mise au service de l’économie pour faire de la croissance verte. »

« Par le passé, nous avons eu des interlocuteurs avec lesquels nous étions en désaccord juridique sur des sujets particuliers, comme la THT Haute Durance (https://reporterre.net/Dans-les-Hautes-Alpes-le-chantier-de-la-ligne-a-tres-haute-tension-saccage-l), ce qui n’a pas entraîné pour autant l’arrêt de leur soutien », rappelle Gilles Marcel, président de FNE Paca. « Cette situation nouvelle s’inscrit dans une période difficile pour les associations, qui voient une baisse globale du soutien des institutions », ajoute l’écologiste, qui s’inquiète d’une « situation délicate » mettant en danger la dizaine d’emplois de la fédération FNE régionale. Elle a été reçue au conseil régional au cours de l’été pour envisager un protocole d’accord avec la région et Uniper. « Nous souhaitons le redémarrage d’une relation normale avec la région. Nous avons la volonté de nous engager dans le protocole d’accord, mais on ne signera rien si c’est contraire à nos convictions, à savoir défendre l’intérêt général et la santé des populations », plaide Gilles Marcel. Sur le fond, le président de FNEPaca reste convaincu que l’unité à biomasse de la centrale de Gardanne « reste un projet d’une autre époque. Ce n’est pas comme cela que l’on entend la biomasse, mais plutôt en valorisant les chaufferies locales ».

« Avec 70 à 80% de notre budget qui dépend de la région, comment voulez-vous que l’on ait la capacité de décider ? » s’indigne un élu du parc du Verdon. « En droit, on appelle cela du chantage. Mais nous allons y mettre les formes pour exprimer notre désaccord, sans oublier qu’il n’y a eu aucune concertation depuis le début sur ce dossier », exprime un autre délégué du parc du Verdon.

Ce vendredi 29 septembre, les deux PNR du Luberon et du Verdon ont réuni un comité syndical spécial commun dans la salle polyvalente du village de Valensole (Alpes-de-Haute-Provence), situé sur le territoire du PNR du Verdon. L’unique question à l’ordre du jour, posée à la soixantaine de délégués présents, étant la « suite à donner » sur le dossier de la centrale à bois : s’engager dans un protocole d’accord quadripartite (Luberon, Verdon, région, Uniper) ou poursuivre les actions en justice [1]. La réunion était ouverte au public, mais sans que la presse ait reçu d’invitation. Seul média présent, Reporterre.

Le protocole d’accord entre Uniper et les parcs naturels régionaux du Luberon et du Verdon.
https://reporterre.net/IMG/pdf/3_protocole_regionpaca_uniper_pnrl_pnrv_version_finale.pdf

Le protocole prévoit l’encadrement de l’étude d’impact conformément aux critères du programme national de la forêt et du bois (http://agriculture.gouv.fr/le-programme-national-de-la-foret-et-du-bois-2016-2020). Uniper s’engage à faire œuvre de transparence en informant les parcs, « une fois l’an, à l’échelle communale, les quantités de bois déclarées par ses fournisseurs »sur les territoires concernés. En contrepartie, les PNR abandonnent toute action en justice. Les quatre parties s’engagent à l’animation de la filière bois locale, qui valoriserait le sylvopastoralisme en répondant aux « difficultés en raison de la fermeture progressive des milieux », respecterait les paysages et la biodiversité et aiderait la politique de lutte contre les incendies. L’étude d’impact est prévue pour un temps très court, jusqu’au 22 décembre, « délai réglementaire et temps de transmission aux services de l’État » compris. Les parties s’engagent pour 3 ans, avec la possibilité de rompre leur participation si elles jugent que les conditions du protocole ne sont pas respectées.

« Nous nous réunissons pour une décision importante pour nos territoires et nos structures. L’exécutif régional a souhaité se placer en médiateur. Nous avons travaillé cet été avec les services régionaux pour sortir d’un blocage », expose en ouverture Bernard Clap, président du parc du Verdon et maire de Trigance, dans le Var. « Le protocole nous fait certes renoncer à nos actions juridiques, mais inscrit le respect de chacun que nous demandons », poursuit la présidente du PNRdu Luberon, Dominique Santoni, maire (LR) d’Apt, dans le Vaucluse. « On a passé quelques mois un peu compliqués, dit Éliane Bareille, conseillère régionale (LR) des Alpes-de-Haute-Provence, qui représente la région au PNR du Verdon ; mais tous ensemble nous avons eu la volonté de trouver des solutions et de répondre à une gestion transparente et durable de la ressource locale qui sera un levier pour un développement équilibré du territoire, pour l’approvisionnement durable des différentes filières et la reconquête de la biodiversité ».

« La forêt de Provence ne tiendra pas le choc »
Puis la parole est laissée aux représentants d’Uniper. Jean-Michel Trotignon, chargé des relations institutionnelles pour Uniper France, entend « balayer les problèmes que nous rencontrons et ramener un certain nombre d’infos ». Son argumentaire invoque la « transition » pour « abandonner l’ancien monde, passer du fossile au renouvelable. On ne prétendra jamais que pour les 80 ans à venir l’ensemble de l’électricité devra se faire en biomasse », se veut-il rassurant. Dans un long exposé appuyé d’un PowerPoint, Jean-Michel Trotignon et Gilles Martinez, ingénieur forestier chez Uniper, tentent de désamorcer les critiques. « Nous avons un modèle économique innovant, autre que celui de la papeterie, qui amènera des retombées économiques dans les territoires ruraux »,affirme Gilles Martinez. « Le plan d’approvisionnement se compose à 20 % de bois de coupe en forêt méditerranéenne, sur Paca et Languedoc-Roussillon, soit un rayon de 250 km autour de la centrale, 10 % de recyclage, 55% d’importation et 15 % de plaquettes d’élagage », poursuit Jean-Michel Trotignon. Un engagement sur les dix premières années avant que l’importation ne soit abandonnée les dix années suivantes.

Le bois d’importation vient d’Espagne et du Brésil. « Rassurez-vous, ce n’est pas du bois issu de la déforestation, mais de plantations d’eucalyptus certifiées », précise Jean-Michel Trotignon. Une monoculture d’eucalyptus qui accueille des plants transgéniques (https://www.courrierinternational.com/article/2014/09/04/bientot-des-eucalyptus-transgeniques-au-bresil), qui s’est faite sur une partie de l’Amazonie déforestée (https://reporterre.net/En-foret-d-Amazonie-l-equivalent)et sur la destruction de la savane du Cerrado. Signe que la certification PEFC ou FSC, sur l’ensemble des bois pour Uniper, ne garantit rien (http://www.lutopik.com/article/les-forets-certifiees-sont-elles-durables-FSC-PEFC). Si les deux hommes souhaitent exposer des bonnes pratiques, présentées comme nouvelles, en réalité le modèle d’E.ON puis d’Uniper n’a pas évolué. Dans les propos de Jean-Michel Trotignon, seul le périmètre d’approvisionnement local, initialement de 400 km, a changé.

Le rayon d’approvisionnement de la centrale de Gardanne.
Uniper finit par se retirer de la salle pour laisser débattre les élus des parcs. Il ne reste que 25 minutes du temps imparti. « Uniper fait ce qu’il aurait dû faire au dépôt de son dossier, donc quelle garantie avons-nous de la part de cette entreprise ? Pour quelle raison tient-on à la suppression de la possibilité d’agir en justice ? La part belle est faite à Uniper au détriment des parcs. Ce n’est pas un protocole où les parties sont à égalité », affirme Alain Deille, délégué au PNR du Luberon et maire d’Oppède (Vaucluse). L’intervention est applaudie par les deux tiers de l’assistance. Pour Pierre Pessemesse, le représentant de Sivergues (Vaucluse) au sein du PNR du Luberon et « propriétaire forestier de 300 hectares », le projet « n’a pas beaucoup d’impact. Il y a trop de bois, on peut prélever ». « Les déchets verts sont un problème pour beaucoup de nos territoires. La centrale apporte des solutions pour leur gestion », pense Bénédicte Martin, conseillère régionale (LR) du Vaucluse et représentante au PNR du Luberon. Ces deux interventions sont applaudies par l’autre tiers de l’assemblée. « Les critiques sont mesurées. Si nous avions écrit ce protocole, il ne serait pas celui-là, dit Paul Corbier, représentant de Saint-Julien-du-Verdon et vice-président du parc, en guise de résumé du débat. Mais après le clash entre la région et les parcs, le dialogue est renoué. Certes, le protocole n’est pas satisfaisant à 100%, mais je voterai pour, comme vote d’approbation de notre président », semble-t-il se satisfaire. Malgré les désapprobations marquées, la décision rendue par les votes engage les parcs dans le protocole : à l’unanimité moins 5 abstentions du côté du Verdon ; 31 pour, 11 contre et 7 abstentions pour le Luberon. « Il est évident que nous aurons un regard vigilant. Je m’engage à assurer que le protocole soit assumé, c’est un message pour la région et pour Uniper », avertit le président du PNR du Verdon en guise de conclusion.

Le passage en force de la région est à comprendre aussi dans un contexte où les exécutifs régionaux de droite mènent des politiques antiécologistes et lâchent les associations environnementales. À l’image d’un Laurent Wauquiez, chef de file des Républicains, qui se fait pilote en la matière dans sa région Auvergne — Rhône-Alpes. « C’est une offensive généralisée contre les PNR, que la droite n’aime pas », commente Nicholas Bell, de l’association SOS Forêt du Sud.

À Gardanne, la cheminée de la tranche biomasse fume en continu depuis plusieurs jours. « Nous en sommes à la phase finale des tests. Nous avons déjà fourni de l’électricité au réseau. La mise en service est prévue pour les prochaines semaines », explique Jean-Michel Trotignon. « La forêt de Provence ne tiendra pas le choc. Si l’étude d’impact est bien faite, elle remettra en cause l’autorisation d’exploitation », juge Martine Vallon, de FNE 04. La fédération des Alpes-de-Haute-Provence poursuit les actions en justice. Tout comme, notamment, l’Association de lutte contre les nuisances et la pollution (ALNP), animée par les riverains de la centrale. Début 2018, l’appel ouvrira le jugement sur le fond du dossier.
________________________________________
Les présidences des parcs du Luberon et du Verdon n’ont pas souhaité que Reporterrephotographie la réunion du comité syndical spécial tenu à Valensole le vendredi 29 septembre.
Source : https://reporterre.net/Face-au-chantage-aux-subventions-les-parcs-regionaux-acceptent-la-centrale-de



Nicolas Hulot fait appel en faveur de la centrale biomasse de Gardanne

(7 juillet 2017)
________________________________________
Le préfet des Bouches-du-Rhône l’a annoncé ce matin en séance plénière du conseil régional : le ministre de la transition écologique souhaite faire appel de la décision du tribunal administratif empêchant l’exploitation de la centrale biomasse de Gardanne. Nicolas Hulot soutient ainsi le recours qu’avait déjà déposé Uniper,l’exploitant de la centrale. Un soutien qui fait suite à l’annonce hier de la fin des centrales à charbon voulue d’ici à 2022 par le ministre, et qui touchera Uniper dans cet autre pan de son activité.

La décision datée du 8 juin annulait l’autorisation préfectorale d’exploitation de la centrale. Le tribunal administratif estimait que les études d’impact de la future tranche biomasse (fonctionnement au bois de récupération et bois d’origine forestière) étaient insuffisantes concernant la pression sur la forêt méditerranéenne et sur le niveau d’émission de particules fines dans l’atmosphère. La centrale dispose actuellement d’une autorisation d’exploitation provisoire.
Source : https://marsactu.fr/bref/nicolas-hulot-appel-faveur-de-centrale-biomasse-de-gardanne/


La justice annule l’autorisation de la centrale biomasse de Gardanne

(9 juin 2017) / Pierre Isnard-Dupuy (Reporterre)

La justice confirme les critiques des opposants à la centrale biomasse de Gardanne (Bouches-du-Rhône). Le tribunal administratif de Marseille a annulé l’arrêté préfectoral d’exploitation de la centrale ce jeudi 8 juin. Mais la préfecture autorise la poursuite de l’exploitation.

Marseille (Bouches-du-Rhône), correspondance
Les hasards de calendriers font parfois bien les choses. Ce jeudi 8 juin, le tribunal administratif de Marseille a prononcé l’annulation de l’autorisation préfectorale d’exploitation pour l’unité biomasse de la centrale thermique de Provence, située à Gardanne. À Essen, en Allemagne, se tenait au même moment l’assemblée générale des actionnaires d’Uniper, société propriétaire du site des Bouches-du-Rhône. Présent au siège de l’énergéticien, Nicholas Bell, de SOS Forêt du Sud, a « annoncé la nouvelle aux 1.200 actionnaires réunis », dit-il à Reporterre. Il représentait 80 petits actionnaires décidés à porter la contestation au cœur même d’Uniper. « C’était important que tout le monde entende en quoi ce projet est un problème pour le climat », expose le militant.
Autorisée en 2012, l’exploitation de la biomasse comme source d’énergie pour la production d’électricité devait démarrer à Gardanne fin 2014. Mais les exploitants, E.ON puis Uniper, n’ont eu de cesse de repousser la date de mise en service. Officiellement parce que la période d’essais avait besoin de se poursuivre. Initialement au charbon, la tranche 4 de la centrale est en cours de transformation pour brûler du bois.
Municipalité et section CGT de la centrale y voient la possibilité de maintenir près de 80 emplois. Quant aux opposants, ils dénoncent une « biomascarade », soulignant les risques de pollutions et de nuisances et le lourd impact environnemental sur la forêt. Une fois la chaudière allumée, elle aurait besoin de 850.000 tonnes de bois par an. Une ressource qu’Uniper espère récolter à terme dans un rayon de 400 kilomètres autour de la centrale. Mais cette charge « industrielle » mettrait en danger l’équilibre de la forêt, selon les opposants.

Manifestation contre la centrale en février 2017
Le tribunal administratif a été saisi par un regroupement d’associations dont France nature environnement Paca (FNE Paca) ainsi que par les parcs naturels régionaux du Luberon et du Verdon, et par des communes des Alpes-de-Haute-Provence. Tous affirmant que l’étude d’impact et l’enquête publique ont sous-estimé l’effet sur l’environnement de la centrale. Lors de l’audience du 27 avril, le rapporteur public a de même demandé l’annulation de l’autorisation préfectorale, au regard de l’insuffisance de l’étude d’impact. Largement sous-dimensionnée, cette expertise n’a porté que sur un périmètre de 3 kilomètres autour de la centrale, ignorant l’ensemble de la zone d’approvisionnement. Jusqu’à présent, l’exploitant, suivi par les pouvoirs publics, considérait que ces effets ne relevaient pas de sa responsabilité mais de celle des fournisseurs.
Les juges ont donc suivi l’analyse du rapporteur public. « Cette insuffisance de l’étude d’impact […] a eu pour effet de nuire à l’information complète de la population à l’occasion de l’enquête publique, en ce qu’elle occulte un point essentiel de l’impact du projet sur l’environnement ; qu’elle a également eu pour effet de nuire à l’analyse par l’administration de l’impact du projet en cause », tranche la décision de justice.
• Télécharger le jugement : (27 avril 2017)
https://reporterre.net/IMG/pdf/decision_du_tribunal_sur_l_autorisation_d_exploitation_de_la_centrale_uniper.pdf

Me Mathieu Victoria, l’avocat des requérants, considère qu’il s’agit d’une « excellente décision »,qui atteste « du point de vue du droit de la nécessité de prendre en compte les effets indirects ». Sophie Bourges, de FNE Paca, partage cette analyse : « C’est une avancée en termes de jurisprudence qui pose des jalons pour une prise en compte des impacts indirects et de l’information du public sur un territoire approprié. »
Reste à savoir si Uniper fera appel de la décision. La société a deux mois pour saisir la cour administrative d’appel. Pour l’heure, impossible de savoir ce qu’il en sera. Uniper se refuse à tout commentaire dans la presse. À Essen, ses dirigeants n’ont pas répondu sur ce point à Nicholas Bell. En attendant, les activités de la tranche 4 doivent s’arrêter. Si Uniper ne fait pas appel ou si la justice confirme la décision, il faudra recommencer le processus avec une nouvelle étude d’impact et une nouvelle enquête publique.


Du côté des salariés, cette situation fait craindre une fermeture totale du site. Contactée, la section CGT de la centrale n’a pas répondu à Reporterre, mais Nadir Hadjali, secrétaire général adjoint de la CGT du site, a déclaré à l’AFP : « On est d’accord pour que l’aspect environnemental soit pris en compte, mais qu’on nous parle de fermeture, là, on n’est plus d’accord. » Le syndicaliste souhaite « une dérogation ou un permis d’exploitation provisoire » de la part de l’État. A contrario, l’opposant historique et associé au recours juridique Jean-Luc Debard a indiqué que l’« on peut créer beaucoup plus d’emplois en valorisant mieux le bois, comme bois d’œuvre ou laine de bois plutôt que de cramer du bois pour rien ».
La décision de justice pourrait également retentir sur les législatives dans la 10e circonscription des Bouches-du-Rhône, celle de Gardanne. Dans un jeu d’équilibriste, le député sortant, élu avec l’étiquette EELV, François-Michel Lambert, désormais candidat la République en marche !, déclare à l’AFP que « le groupe [Uniper] a voulu forcer les lois françaises », tout en faisant part de ses inquiétudes pour les salariés. Pour Rémy Carrodano, actuel candidat EELV, c’est « une victoire de la raison ». Il est l’artisan du Collectif Vigilance gaz de Gardanne-Pays d’Aix, l’une des associations à l’origine du recours.
Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, reste quant à lui prudent. En visite ce jeudi 8 juin à Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence), sur des terres directement concernées par l’approvisionnement de la centrale, il a indiqué à La Provence attendre « des évaluations plus précises pour ne pas prendre de décisions brutales et définitives. Mes convictions ne changent pas mais quand on est ministre, on doit aussi prendre en compte les aspects sociaux et économiques ».
________________________________________
Actualisation samedi 10 juin – Uniper, l’exploitant du site, a annoncé vendredi 9 dans un communiqué sa volonté de faire appel. L’entreprise qui « exprime sa surprise » à propos de la décision, considère que l’étude d’impact « a été réalisée conformément aux textes applicables et comporte bien une analyse de l’état initial et des effets indirects du projet sur le site et de son environnement ».
Ce même vendredi, la préfecture des Bouches-du-Rhône a accordé un sursis à l’énergéticien, argumentant des « enjeux liés à l’activité de la centrale de Provence pour l’économie locale et régionale et notamment les emplois générés par cette activité ». L’arrêté préfectoral demande de régulariser la situation administrative de la centrale. Uniper dispose d’un mois pour faire une nouvelle demande d’exploitation en préfecture ou pour cesser ses activités sur place. Neuf mois lui sont accordés pour déposer un dossier de nouvelle demande. Délai durant lequel la poursuite de la phase de test de l’unité biomasse pourra se poursuivre.
Télécharger l’arrêté préfectoral : (9 JUIN 2017) Arrêté préfectoral du 9 juin.
https://reporterre.net/IMG/pdf/arre_te_pre_fectoral_du_9_juin_2017.pdf

Source : https://reporterre.net/La-justice-annule-l-autorisation-de-la-centrale-biomasse-de-Gardanne


RENAUD MUSELIER S’INDIGNE DE L’ANNULATION DU PERMIS D’EXPLOITATION DE LA CENTRALE BIOMASSE DE GARDANNE

(08/06/2017)

Communiqué de presse
Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, député européen, a appris avec stupeur la décision du tribunal administratif de Marseille d’annuler l’autorisation d’exploitation de la centrale UNIPER biomasse de Gardanne :

« Je suis effaré par cette décision qui met en péril tout un pan de l’industrie économique régionale. Ce sont plus de 400 emplois à terme sur notre territoire qui sont ainsi menacés, un investissement de 300 millions d’euros qui est remis en cause et les 65 millions d’euros du plan d’approvisionnement qui échapperaient à nos entreprises régionales.

D’ici à 2025, cette centrale doit nous permettre d’assurer une production équivalente à l’approvisionnement d’un quart des ménages de la région en électricité verte. C’est un élément essentiel à la stratégie énergétique que nous mettons en place pour préserver notre qualité de vie et inscrire la production industrielle de Provence-Alpes-Côte d’Azur dans un développement durable.

Je rappelle que la semaine dernière, la décision de Donald TRUMP de se retirer des accords de Paris sur le climat était unanimement condamnée. Aujourd’hui, personne ne peut comprendre cette décision de justice qui s’avèrera, si elle était confirmée en appel, être une catastrophe économique et environnementale mais aussi une faute morale impardonnable.

Provence-Alpes-Côte d’Azur, doit demeurer la vitrine mondiale des accords de Paris. Je me battrai pour cela.

J’apporte donc tout mon soutien au Préfet de Région qui souhaite faire appel de cette décision.

J’ajoute que parmi les requérants qui ont porté plainte contre l’Etat en 2015, figurent trois structures financées par la Région. Il va de soi que nous ne pourrions pas continuer à accompagner des structures qui prendraient une position contraire à celle de la Région sur un projet d’une telle importante pour notre avenir collectif.

Il est temps que chacun se ressaisisse et comprenne que l’écologie n’est ni une doctrine ni une idéologie mais doit être mise au service de l’économie pour faire de la croissance verte un atout et faire gagner la France ».
Source : http://www.renaudmuselier.fr/region/renaud-muselier-sindigne-de-lannulation-du-permis-dexploitation-de-la-centrale-biomasse-de-gardanne/


La justice annule l’autorisation d’exploitation de la centrale biomasse de Gardanne

(8 juin 2017)
________________________________________

La centrale biomasse de Gardanne sera-t-elle mise en service un jour ? Le tribunal administratif a annulé ce jeudi l’autorisation d’exploitation délivrée par le préfet en 2012, pour cette chaudière géante qui était encore en cours de test.
Saisie par plusieurs parcs naturels régionaux et des associations, la justice a estimé que l’étude d’impact de l’industriel Uniper ne prenait pas suffisamment en compte les effets de l’approvisionnement important en bois nécessaire afin d’alimenter la centrale, la plus grande de France. « Cette insuffisance de l’étude d’impact, qui revêt un caractère substantiel, a eu pour effet de nuire à l’information complète de la population à l’occasion de l’enquête publique, en ce qu’elle occulte un point essentiel de l’impact du projet sur l’environnement ; qu’elle a également eu pour effet de nuire à l’analyse par l’administration de l’impact du projet en cause », cinglent les juges.
DOCUMENT

Le jugement du tribunal administratif
Il s’agit d’un des enjeux de débat forts de la campagne des législatives dans la 10e circonscription, sur un site où plane la menace d’une fermeture des tranches fonctionnant au charbon. Soutenu financièrement par l’État dans le cadre d’un appel à projets lancé en 2010 par le ministre de l’Industrie et de l’Énergie, ce projet a rapidement rencontré une vive opposition d’élus locaux, dont le député François-Michel Lambert, auteur d’un rapport parlementaire sur la biomasse. Rémy Carrodano, président du Collectif Vigilance Gaz de Gardanne-Pays d’Aix, l’une des associations porteuses du recours victorieux, est par ailleurs candidat sous l’étiquette EELV …
Source : https://marsactu.fr/bref/justice-annule-lautorisation-dexploitation-de-centrale-biomasse-de-gardanne/

La centrale à biomasse de Gardanne est un contre-sens écologique, selon les opposants

(4 février 2017) / Pierre Isnard-Dupuy (Reporterre)

La centrale thermique de Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, est adaptée pour fonctionner avec du bois, encouragée par les subventions. Pourtant, les opposants au projet n’y voient aucun caractère écologique : sa colossale consommation de bois va déstructurer les filières locales, multiplier les trajets en camion et les émissions de polluants dans l’atmosphère. Ils manifesteront leur désaccord sur place dimanche 5 février.
• Actualisation – Lundi 6 février 2017 – Plusieurs centaines de personnes ont manifesté sous la pluie, à Gardanne, contre la centrale à biomasse. Voir le récit détaillé ici.
________________________________________
• Gardanne (Bouches-du-Rhône), correspondance
Dimanche 5 février, les opposants à la centrale biomasse de Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, convergeront des Hautes-Alpes, du Verdon, du Luberon, des Cévennes… comme ils l’avaient fait en octobre 2014, dans l’ancienne ville minière: https://reporterre.net/Manifestation-contre-la-desastreuse-centrale-a-biomasse-de-Gardanne.

C’est une longue histoire. À la centrale thermique de Provence, jusque-là intégralement alimentée au charbon, la tranche 4 doit être transformée pour brûler du bois. En 2011, le Grenelle de l’environnement avait consacré le développement de la biomasse. L’État proposa de financer des centrales électriques dont le combustible se constitue de bois et de végétaux. E.ON, alors troisième acteur mondial de distribution d’énergie, saisit l’occasion pour proposer la mutation d’une unité de sa centrale située à proximité d’Aix-en-Provence. 1,5 milliard d’euros d’aides publiques sur 20 ans lui étaient promis au passage. La municipalité (PCF) de Gardanne et la section CGT de la centrale ont soutenu le projet, et continuent de le faire, au nom de la défense des emplois. Uniper, d’abord filiale d’E.ON avant d’être indépendante en 2016, a récupéré la gestion de l’opération. Celle-ci est présentée comme écologique au motif que le bois constitue une source d’énergie renouvelable. Une affirmation qualifiée de « biomascarade » par les opposants, qui dénoncent l’origine et les volumes des approvisionnements comme véritables menaces pour la forêt, mais aussi les pollutions du transport et de l’incinération.
De gros consommateurs qui poussent à l’industrialisation de la forêt
Les Hautes-Alpes, le Verdon, le Luberon, les Cévennes font partie d’une zone d’approvisionnement jugée comme prioritaire par Uniper. La ressource en bois sollicitée est monumentale. 850.000 tonnes par an, « soit 2.300 tonnes par jour », selon les calculs de Claude Calvet, de SOS forêts du Sud. Le collectif craint que cette masse pèse sur la forêt méditerranéenne déjà fragile, peu productrice et soumise à d’autres sollicitations : 150.000 tonnes annuelles pour la centrale de Pierrelatte (Drôme), 180.000 pour le projet Innova à Brignoles (Var) et 1,2 million pour la papeterie de Tarascon (Bouches-du-Rhône). Autant de gros consommateurs qui poussent à l’industrialisation de la forêt.

« Ces installations très consommatrices de bois se sont installées dans une région qui en produit peu et mal. Nous ne sommes pas dans le Jura ! » dit au journal Le Ravi Jérôme Dubois, professeur à l’institut d’urbanisme et d’aménagement d’Aix-en-Provence.
Face au projet gardannais, la région Paca (avant qu’elle ne soit dirigée par la droite, en 2016), le département des Alpes-de-Hautes-Provence, les parcs naturels régionaux du Luberon et du Verdon, 9 communautés de communes et 41 communes des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes s’opposent ou émettent des réserves. Concerné par une fourniture de 35.000 tonnes par an, le Parc national des Cévennes se pose cependant en partenaire d’Uniper. Par le projet Cevaigoual, porté par le Centre régional de la propriété forestière (CRPF) et adoubé par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), le Parc entend « favoriser la valorisation des ressources forestières là où elles sont sous-exploitées, pour alimenter la filière bois, notamment les réseaux de chaleur et les chaudières à bois ». Priorité est donnée aux chaufferies locales avant que d’autres chaudières plus grosses et plus éloignées, comme celle d’Uniper, viennent se servir.


L’approvisionnement prévu de la centrale.

Janine Bourrely, propriétaire forestière à Saint-Jean-du-Gard et présidente du CRPF, y voit un chance pour la revalorisation de la châtaigneraie malade. De nombreuses parcelles contiennent une part trop importante de bois mort. « Reboiser coûte trop cher, 5.000 à 6.000 euros l’hectare »,plaide-t-elle. Uniper apparaît comme « une start-up qui offre la possibilité au propriétaire forestier de reboiser durablement en achetant le bois mort », dit-elle.
Mais le collectif SOS forêt Cévennes estime que l’initiative est une porte ouverte au remplacement des châtaigneraies par des plantations valorisant des arbres à croissance rapide pour les besoins de l’industrie. « La question est de savoir quand et comment couper, nuance Jacques Rutten, président de l’Association Causses-Cévennes d’action citoyenne (Accac), parce que les sous-bois ont tendance à devenir impénétrables par manque d’exploitation forestière : certains ruisseaux ne coulent plus et la biodiversité s’appauvrit. »
Pour démarrer, l’entreprise Uniper entend se fournir pour 55 % à l’importation. Le reste venant d’un rayon de 400 kilomètres autour de la centrale. 43 % de cette fourniture « locale » sera forestière. Les 57 % restant seront du déchet vert, des résidus de l’agriculture et autres bois résidus de l’industrie et de la consommation des particuliers. Pour cette dernière catégorie, Veolia se porte fournisseur à hauteur de 6 % du volume total. Puis le « 100 % local » sera atteint au bout de 10 ans, assure Uniper.

Un système sophistiqué de blanchiment permet au bois de rejoindre les circuits commerciaux légaux
Pour l’heure, la chaîne d’approvisionnement étant confiée à une forêt de sous-traitants, il est extrêmement difficile d’obtenir des informations précises. Contacté, Uniper n’a pas souhaité répondre à Reporterre. Dans les Cévennes, « aucune coupe n’a démarré pour fournir la centrale »,dit Janine Bourrely. En janvier 2016, le Silver Pegasus, cargo battant pavillon panaméen, a livré 39.000 tonnes de bois transformé en provenance du Brésil. Uniper assure ne se fournir que de bois certifiés PEFC ou FSC. Deux labels qui sont critiqués pour leur laxisme et leur manque de contrôle, comme en témoigne l’émission de France 2 Cash Investigation du 24 janvier, ou les analyses du magazine Lutopik (http://www.lutopik.com/article/les-forets-certifiees-sont-elles-durables-FSC-PEFC) ainsi que de Télé Millevaches (http://telemillevaches.net/videos/pefc-le-label-qui-cache-la-foret/).


Le « Silver Pegassus », battant pavillon panaméen, a livré du bois en provenance du Brésil pour la centrale Uniper de Gardanne en janvier 2016.

En outre, dans les résultats d’une enquête menée de 2012 à 2014, (https://www.greenpeace.fr/crise-silencieuse-de-lamazonie-n1/) Greenpeace affirme que l’écoulement de bois illégal au Brésil représente une part énorme des exportations : 54 % du total pour l’état du Mato Grosso et jusqu’à 75 % au Pará, principale région productrice d’Amazonie. Un système sophistiqué de blanchiment permet au bois de rejoindre les circuits commerciaux légaux. Ce qui n’empêche pas Uniper d’affirmer à la Provence que « cette cargaison répond aux normes de gestion forestière durable, au règlement bois de l’Union européenne et à la réglementation phytosanitaire française ». Malchance ou prémonition, le stock est parti en fumée dans les incendies de l’été de la région marseillaise.
Cet incendie n’est pas une exception. Début août 2016, les flammes ont ravagé le parc de stockage de la papeterie de Tarascon. Attisées par un fort mistral, elles ont consumé 20.000 tonnes de bois et menacé des habitations. Sur le même site, des incendies s’étaient déjà produits, avec 10.000 tonnes de bois disparus en 2009 et 27.000 tonnes en 2012. À Gardanne, centrale et zone de stockage se situent en zone urbanisée.
La pollution atmosphérique due à l’activité de la centrale constitue un autre péril pour les riverains. À la demande d’Uniper, l’impact a été modélisé par Air Paca. Les particules PM10, mises en cause dans la pollution urbaine cet hiver, constituent « le polluant qui présente les concentrations les plus élevées », analyse l’association régionale de surveillance de la qualité de l’air. La zone de stockage et ses abords immédiats sont affectés par « le réenvol de grosses particules sous l’effet du vent »,précise Air Paca. Pour celles qui viendraient de la combustion, Uniper rassure par la mise en place de filtres à particules et grâce à ses hautes cheminées : « Les émissions de la centrale thermique, situées en hauteur, sont peu perceptibles au niveau du sol », affirme Air Paca. « Mais à mesure que les fumées refroidissent, les particules descendent. Elles peuvent se déposer 20 kilomètres plus loin », expose Bernard Auric, ancien directeur de la centrale, aujourd’hui à la retraite. Désormais président de l’Association de lutte contre les nuisances et la pollution (ALNP), il s’inquiète de la diffusion de particules fines « qui entrent dans le sang et dans les poumons ». Son association a été fondée en 2003 par des habitants de Meyreuil, village jouxtant la centrale, principalement pour faire reconnaître la pollution des poussières de charbon. « Le linge que vous mettiez à sécher dehors ressortait noir », raconte Bernard Auric. Aujourd’hui, l’association tente d’alerter les pouvoirs publics sur les nouveaux rejets de polluants dus à la biomasse.

Les pollutions de l’usine Uniper documentées par l’Association de lutte contre les nuisances et la pollution.
https://reporterre.net/IMG/pdf/5_planches_photos_pollutions_uniper_2016.pdf

La modélisation d’Air Paca ne dit rien des taux de CO2 relâchés dans l’atmosphère et ne prend pas en compte les rejets des camions venus livrés. « Près de 200 par jour », selon Jean Ganzhorn, ingénieur en énergie et membre de SOS forêt du Sud. 40 autres camions sortiront les cendres quotidiennement, selon le site Marsactu (https://marsactu.fr/la-centrale-de-biomasse-enfouira-70-000-tonnes-de-cendres-par-an-sur-un-ancien-terril/). Si Uniper entend valoriser une partie des 220.000 tonnes annuelles produites dans des produits du BTP, il en restera 70.000 tonnes par an, que l’industriel espère stocker sur l’ancien terril minier de Bramefan, dans la commune voisine de Fuveau. Une enquête publique s’est achevée le 20 janvier à ce sujet. Il appartient désormais à la préfecture de se prononcer pour savoir si Uniper pourra se servir du site comme décharge. Uniper et la mairie de Fuveau se veulent rassurantes sur les usages futurs du site. Imperméabilisation des bassins de stockage, cendres mouillées pour éviter les poussières toxiques sont annoncées en réponse aux inquiétudes des riverains.


Stock de bois à proximité de la centrale.

Par voie de presse, Uniper annonçait le démarrage de la biomasse à la fin de l’année 2016. Officiellement, la phase d’expérimentation se poursuit. « Au nom du maintien de 80 emplois directs, on défend une installation du XXe siècle fondée sur une logique d’économie minière, interpelle Jean Ganzhorn, alors que l’on pourrait créer près de 200 emplois avec un projet bien plus efficace énergétiquement, valorisant mieux la biomasse et consommant beaucoup moins de bois. »
Dans le scénario de l’ingénieur, le bois serait utilisé en priorité comme matériau permettant la production énergétique (construction d’éoliennes) ou les économies d’énergie (fibres de bois pour l’isolation). Une proposition qui pourrait bien séduire Janine Bourrely. « Plutôt qu’une chaudière, ce qui est plus intéressant, c’est d’aider à l’isolation par la laine de bois », juge-t-elle.
En attendant la mobilisation de dimanche, Jean Ganzhorn reste catégorique sur le non-sens du projet d’Uniper : « Les Bouches-du-Rhône sont le département le plus ensoleillé et le plus venteux de France et on y fait une centrale biomasse plutôt que d’y développer solaire et éolien ! »

Source : https://reporterre.net/La-centrale-a-biomasse-de-Gardanne-est-un-contre-sens-ecologique-selon-les


La centrale de biomasse enfouira 70 000 tonnes de cendres par an sur un ancien terril

(27 décembre 2016)
Par Clémentine Vaysse

La centrale biomasse de Gardanne espère obtenir l’autorisation de l’État de stocker ses cendres sur un ancien terril à Fuveau. 70 000 tonnes de déchets de combustion, bien différents de la cendre domestique, doivent être enfouis annuellement.

Pas de fumée sans feu. Mais pas de feu sans cendres non plus. La partie biomasse de la centrale de Gardanne, qui doit produire de l’électricité à partir de bois et de déchets « verts », en engendrera, à plein régime, 220 000 tonnes par an soit plus de 40 camions de 15 tonnes par jour. Si l’exploitant Uniper (ex-EON) assure parvenir à en « valoriser » une bonne partie, en la vendant notamment pour qu’elles soient réutilisés dans le BTP (ciment), une partie lui reste sur les bras. Il a donc demandé au préfet l’autorisation de « stocker » – comprendre enfouir – 70 000 tonnes de cendres par an sur un ancien terril situé à quatre kilomètres de la centrale électrique, sur la commune de Fuveau.
Sans communication particulière de la part de la préfecture, une enquête publique sur le projet a été ouverte lundi dernier et court jusqu’au 20 janvier, comme le relevait La Provence jeudi. En parcourant les documents mis à disposition, on découvre que la question de la gestion des déchets de la centrale biomasse est loin d’être aussi anodine que l’on ne pourrait le penser de prime abord.

UN ANCIEN TERRIL RACHETÉ

Vue aérienne du terril. Au sud, les panneaux solaires. Les cendres seront enfouies dans la partie grise au nord-est

Si la partie biomasse de la centrale, encore en test à l’heure actuelle, a fait parler d’elle jusqu’à maintenant, c’est avant tout sur l’origine des bois qu’elle compte brûler. Ce sont principalement des plaquettes de bois du Brésil qui arrivent par bateau à Fos. Mais la centrale a sa propre décharge industrielle depuis une bonne dizaine d’années. Son exploitant a racheté 48,4 hectares au lieu-dit Bramefan à Fuveau. Ces terrains appartenaient à feu Charbonnages de France, qui exploitait les mines et y a érigé des terrils. Avant de partir, l’entreprise avait couvert une partie des terrils et revégétalisé une partie de l’espace.
Une grande ferme photovoltaïque en exploitation recouvre aujourd’hui la partie sud du site. C’est sur la partie nord, encore à nu, qu’Uniper espère stocker ses cendres pendant 30 ans. Impossible, hélas, d’avoir des explications de la société sur les modalités de traitement de ces cendres et leur composition. Cette dernière n’a pas accepté de répondre à nos questions. Toujours est-il que si l’on en croit les différents documents publiés, ce ne sont pas vraiment les mêmes cendres que celles de votre cheminée.

STOCKAGE EN BASSIN ÉTANCHE
Différents documents nous apprennent que l’entreprise a en réalité déjà amené sur le site depuis 2005 des cendres issues de sa centrale à charbon dont du « coke de pétrole », résidu de fabrication des raffineries utilisé comme combustible. Le préfet l’a d’ailleurs mise en demeure il y a peu de régulariser ses autorisations sur le site, qui ne lui permettaient pas de procéder à de tels dépôts. Aujourd’hui, Uniper se propose, comme l’explique le dossier de demande d’autorisation « d’achever l’exploitation de la partie Nord-Est du terril, démarrée en 1998, pour lui donner un modelé définitif préalable à son aménagement et à sa bonne intégration dans le paysage ». L’adjoint à l’aménagement de la ville de Fuveau, Daniel Gouirand, semble d’ailleurs convaincu par le projet : « Nous avons eu toutes les garanties de l’État, commente t-il. Le principal risque c’était les poussières et la question ne se pose plus car les cendres seront mouillées au préalable ». Rappelant son propre passé dans l’industrie du charbon, il ne peut s’empêcher d’ajouter que des emplois à la centrale sont en jeu. Si la commune n’a pas encore voté officiellement d’avis favorable au projet dans le cadre de l’enquête publique, on sent bien qu’elle ne s’opposera pas au centre de stockage, loin de là.
De fait, les cendres, qui sont censées arriver en camion-citerne, seront stockées dans des bassins aménagés au fur et à mesure. Leur étanchéité est assurée, apprend-on dans les explications techniques du dossier, par de l’argile et des membranes géotextiles, un isolant synthétique.


Schéma issu de l’étude de dangers. La zone verte représente les cendres qu’Uniper compte enfouir
Le remplissage se fera au fur et à mesure, en montant « en lasagnes ». À terme, écrit Uniper dans sa demande, la surface totale de stockage sera de 8 hectares. Si ce sont de simples cendres, répondrez-vous, pourquoi les stocker avec de telles précautions ? L’affaire n’est pas si simple car la centrale ne brûlera pas que du bois issu de forêts mais aussi du bois recyclé, qui peut avoir été traité, comme le sont par exemple les meubles en kit. La Dreal, direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, confirmait d’ailleurs à la Provence en marsla présence de métaux lourds dans ces déchets, « mais en quantités suffisamment faibles pour qu’elles soient classées en déchets non dangereux ».
Examinant le contenu et la toxicité potentielle de ces cendres, l’institut national de l’environnement industriel et des risques, bien que donnant un feu vert, restait dans son rapport relativement prudent : ‘La principale difficulté rencontrée pour l’évaluation de ces propriétés, est-il expliqué, est que cette installation n’est pas encore en service ». L’organisme d’État précise d’ailleurs qu’il a travaillé « à partir d’éléments fournis par EON » et que les « résultats seront à confirmer ». Il ne se prononce pas, parmi les quinze critères de définition de danger des substances, sur l’écotoxicité et le caractère potentiellement « sensibilisant » des cendres, c’est-à-dire susceptible de provoquer une hypersensibilité respiratoire, « faute de matériaux disponibles ».

« PAS COMPARABLE AUX BOUES ROUGES »
Les explications rassurantes de la ville et d’Uniper ne convainquent pas Gérard Mondino, qui possède une grande propriété voisine du terril de Bramefan. « On s’est battus il y a 30 ans contre les poussières des terrils et maintenant on découvre qu’ils veulent mettre des cendres », déplore t-il. À l’époque du charbon, une partie de sa propriété, qui fût après- guerre un élevage de volaille monté par son père, avait été expropriée par les houillères de France. « J’ai dit au commissaire-enquêteur la semaine dernière qu’il y avait une grosse différence entre ce qui est écrit et ce qui va se passer en pratique. Nous avons donné tout un dossier avec des arguments sur les poussières. Ils feront comme d’habitude, arroser au fur et à mesure. » Il explique s’être même rapproché d’un avocat au début du mois mais avoir fini par abandonner la piste d’un recours pour le moment.
Si la question des poussières est écartée très vite dans le dossier de l’enquête publique, au motif que les cendres seront mouillées, l’Agence régionale de santé (ARS) a, elle, soulevé la problématique dans l’avis qu’elle a formulé sur le futur centre de stockage, rapporté par l’autorité environnementale. Elle estime que « ce projet est acceptable sous réserve de la mise en œuvre des mesures de réduction d’impact et des programmes de surveillance annoncés dans le dossier notamment : les dispositions visant à éviter ou réduire les émissions atmosphériques (couverture progressive des alvéoles de stockage, arrosage des pistes, talus enherbés, etc…) ». À la mairie de Fuveau, on ne voit pas matière à polémique. « Je ne comparerais pas ce dossier aux boues rouges », avance spontanément Daniel Gouirand. Ces précautions ne sont pourtant pas sans rappeler celles sur le site de stockage à terre d’Alteo à Mange-Garri.
Source : https://marsactu.fr/la-centrale-de-biomasse-enfouira-70-000-tonnes-de-cendres-par-an-sur-un-ancien-terril/


La centrale à biomasse de Gardanne menace les forêts cévenoles

(2 septembre 2013)

La compagnie E.ON veut mettre en fonctionnement une grande centrale électrique à biomasse, à Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône. Mais il faudra aller chercher loin le bois lui servant de combustible. La menace est forte d’industrialiser la forêt cévenole, dans le Gard et en Lozère, selon IACAM.
________________________________________
E.ON, entreprise allemande, 3e groupe mondial du secteur de la distribution d’énergie [1], a reçu l’autorisation de reconvertir la centrale thermique de Gardanne (Bouches-du-Rhône) en centrale à biomasse. Ce projet, largement soutenu par l’État au travers d’un contrat d’approvisionnement sur vingt ans, constitue le plus important en France dans le domaine de l’énergie biomasse à ce jour
Pour autant le gain énergétique, au regard de l’investissement pharaonique (230 millions d’euros pour E.ON [2]), n’est pas concluant [3] et le projet est contesté dans sa faisabilité [4]. Le fort soutien qu’apporte l’État à cette occasion s’explique par le souci de préserver des emplois sur le site de Gardanne, car E.ON avait affiché sa
volonté de se séparer de toutes ses centrales thermiques en France [5] (cinq au total).
Plutôt que d’assumer socialement les conséquences de sa stratégie, et d’éventuellement re-déployer son personnel sur d’autres activités, l’entreprise envisageait des départs anticipés et licenciements – peu de reclassements. Rien de très étonnant : alors que son chiffre d’affaire a été multiplié par 420% [6] (120 milliards d’euros en 2012) en dix ans, le groupe s’est délesté de 20% de son personnel (soit 20 000 personnes) entre 2002 et 2006 [7] .
E.ON affiche aujourd’hui une volonté de promouvoir les énergies durables, ce qui n’a pas toujours été le cas : en 2008 le groupe était le second pollueur européen en terme d’émission de CO2.
L’entreprise s’est aussi rendue célèbre avec la deuxième plus grosse amende de l’histoire de l’U.E.en 2009 pour entente illicite (533 millions d’euros) : GDF et E.ON s’étaient entendus pour se partager la distribution du gaz russe en France et en Allemagne, en s’assurant que chacun ne viendrait pas piétiner les plate-bandes économiques de l’autre (en d’autres mots : pas de concurrence) [8].

La centrale à biomasse et ressources forestières
Pour faire fonctionner la centrale de Gardanne, qui doit être opérationnelle en 2014, E.ON a besoin de bois, de beaucoup de bois [9] : entre 800 000 et 1 million de tonnes annuelles. L’État a conditionné son aide à l’impératif de développer les filières bois régionales (dans un périmètre de 400km), et dans un premier temps, 50% de
l’approvisionnement en bois doit provenir des régions voisines.
E.ON affiche que son projet consommera principalement des déchets verts, des
résidus de plans DFCI, et des bois inutilisables à d’autres fins. En vérité, le bois de coupe représente plus de 80% du combustible biomasse et le groupe a un besoin primordial de ressources forestières, c’est-à-dire d’aller chercher du bois sur pied dans les forêts.
Au démarrage du projet donc, et selon les estimations d’E.ON, 50% de la ressource forestière nécessaire sera issue de l’importation de bois venant de l’étranger – où des forêts seront abattues pour être brûlées à Gardanne. Les 50% restants, soit 311 000 tonnes, vont être recherchées principalement dans les régions PACA, Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon. À l’horizon 2025, 100% de la ressource en bois devra être approvisionnée localement, soit 450 000 tonnes d’après E.ON.
Et la châtaigneraie cévenole ?
C’est donc dans le but de présenter ce projet à certains acteurs clés, institutionnels et économiques, des Cévennes gardoises et lozériennes, qu’E.ON est venu le 25 mars dernier à St Hyppolite du Fort (Gard).
E.ON a défini à cette occasion le sud-Lozère, le nord d’Alès, le pays Vigannais et la région d’Anduze-Quissac, comme « Zone d’Approvisionnement Prioritaire (ZAP) » de la centrale de Gardanne.
Parmi les essences forestières convoitées, le châtaignier se situe en tête de liste. En effet, de par son fort rendement calorifique, sa combustion générant peu d’encrassement, et sa forte représentation dans les espaces forestiers (1/3 de la forêt en basses Cévennes, soit 25 000ha [10]), le châtaignier représente une ressource attractive pour une centrale à biomasse.
Ainsi, selon les zones citées précédemment, les prévisions de quantité de bois à prélever varient entre 1 000-7 000 tonnes/an (fourchette basse) et 7 000-11 000 tonnes/an (fourchette haute). Toutefois, rien ne garantit que ces chiffres soient réalistes et, selon les opportunités, les quantités pourraient être nettement supérieures.
Ce que propose E.ON
L’entreprise ne prévoit pas de venir exploiter le bois directement, elle a ainsi besoin de sous- traitants pour négocier avec les propriétaires de parcelles boisées, effectuer les coupes, transformer, conditionner, stocker, et transporter le bois. E.ON incite donc les exploitants privés des Cévennes gardoises et lozériennes à s’équiper en prévision d’une exploitation industrielle du bois, et notamment de la châtaigneraie.
À cet effet, E.ON propose un appui à la recherche de financements permettant « l’innovation » : « araignées » forestières, ponts mobiles pour franchir des rivières, « mini-grumiers » et autres engins d’abattage [11] … l’attirail laisse rêveur quand on pense au patrimoine naturel préservé que représente actuellement les forêts cévenoles.

Ainsi les prestataires locaux seront amenés à faire des propositions à E.ON, et iront de leur côté démarcher les propriétaires forestiers. E.ON achètera le bois exploité non au tonnage ou au m3, mais au KW/h estimé.
Une opération « sous-marin » aux conséquences indéterminées
On peut en premier lieu s’étonner du silence dans lequel se déroule ce projet, dont les appels d’offres aux prestataires ont pourtant commencé en mai 2013.
E.ON a fait savoir lors de sa présentation qu’elle préviendrait les collectivités locales, mais les élus ne semblent absolument pas avertis du projet. Pas plus que les services de l’État : la DDT Lozère a appris le projet par voie indirecte.
Quelles seront les conséquences de la mise en route d’un tel projet pour la Région ? Personne ne peut le dire, surtout pas E.ON qui n’a mené aucune étude à ce sujet, comme le précise la Direction Régionale Environnement Aménagement Logement (DREAL) – PACA : « concernant l’approvisionnement en combustible biomasse (…), il requiert la prise en compte de l’évaluation des effets environnementaux indirects,
inhérents à ces exploitations. Il en va notamment des effets attendus sur le paysage et la biodiversité, ce qui n’est pas évalué ni analysé dans ce dossier (ndlr : le dossier du projet fourni par E.ON). » [12]
Enfin, si l’entreprise clame haut et fort la « durabilité » de ses actions, elle ne fait pas mention d’une quelconque stratégie en la matière : aucune incitation à la gestion durable des coupes, aucun projet de plantation après-coupe.
Pas plus que des impacts environnementaux et paysagers, E.ON ne fait guère cas de l’aspect patrimonial de la châtaigneraie. C’est sans doute ce qui l’amène à mentionner, en toute lucidité, parmi les difficultés identifiées : « perception initiale négative de notre projet ». Perception toute relative cependant, étant donnée la totale opacité de l’action et le cercle restreint d’acteurs informés.
Cette tentative de main-mise sur une ressource essentielle du territoire, par voie intermédiaire, ne joue pas en faveur d’E.ON : pourquoi une telle discrétion ? Sans doute parce que le projet d’exploitation aura bien des conséquences néfastes pour nos territoires.

La gestion de la forêt : un enjeu public
À l’échelle des territoires décrits et au vu de l’impact pressenti du projet, la gestion de la forêt ne saurait se résumer à une somme de contractualisations privées entre exploitants et propriétaires forestiers. Ce mode de fonctionnement amènerait nécessairement à une exploitation anarchique, au cas par cas, avec des impacts néfastes pour les paysages et la biodiversité, dont nous sommes fortement dépendants en terme de ressource économique (agriculture, sylviculture, tourisme).
C’est d’ailleurs en bonne conscience de cet impératif que ce sont déployées les Chartes Forestières de Territoire dans les Pays Cévennes, la région du mont Aigoual, et aujourd’hui le Pays Gorges-Causses-Cévennes [13]. Ces démarches visent à mettre en place une gestion concertée et éclairée de la forêt : comment envisager une
exploitation durable qui préserve une forêt riche en biodiversité ? Quelle limite pour l’exploitation forestière sur des territoires fortement dépendants de leur qualité environnementale ? Quelle valorisation optimum de la production de bois sur les territoires (bois-énergie, bois d’œuvre) ?
Toutes ces questions méritent un débat public, et des décisions politiques adéquates, car la forêt est un enjeu qui nous concerne tous. La gestion de la forêt ne saurait être
déterminée par les seules opportunités économiques, à l’insu de la population, qui à terme en subira les conséquences [14].

Les impacts d’une exploitation industrielle
Dégradation environnementale et paysagère
Rappelons dans un premier temps que la « zone d’approvisionnement prioritaire » définie par E.ONcomporte au moins quatre zones classées Natura2000, s’étend en partie sur la zone du Parc National des Cévennes, et sur des territoires « Réserves de Biosphère » et « Patrimoine mondial de l’Humanité » classés par l’UNESCO.
On peut en être certain, au regard de la stratégie d’E.ON exposée plus haut : rien n’a été prévu pour une approche environnementale, concertée, ou même soi-disant durable, de l’exploitation de la forêt. Ainsi la contractualisation au cas par cas entre propriétaires et exploitants donnera lieu à des trouées forestières anarchiques, des coupes à blanc ici et là.
On sait bien aujourd’hui que si aucune replantation n’est prévue, le pin maritime est le premier colonisateur des espaces ouverts en Cévennes. La forêt de résineux prendra donc le dessus partout où le châtaignier aura été coupé, acidifiant les sols, générant de l’insécurité en terme de risque d’incendie. Il faut ajouter à cela le lessivage des sols mis à nu par les coupes rases.
L’exploitation de parcelles inférieures à cinq hectares étant moins réglementée que celle des surfaces de plus grande importance, l’ouverture de pistes de débardage ne donnera pas lieu à des autorisations préalables, et, de voisin en voisin, de contrat en
contrat, les trouées pourraient ainsi atteindre des dizaines d’hectares [15] sans avoir été soumis à autorisation. Cette transformation aura nécessairement un impact sensible sur le milieu et les écosystèmes, et dégradera de manière notoire les paysages.

Gaspillage de la ressource forestière
Ce projet crée bien sûr de l’effervescence chez les acteurs de la filière-bois énergie. Il s’agit pour E.ON de stimuler ces acteurs, qui eux-même iront effectuer une pression économique auprès des propriétaires (via l’offre) afin de déboiser des parcelles. Une fois la ressource forestière rentable épuisée, selon les critères d’E.ON, la demande cessera. Rien n’aura été prévu pour le renouvellement de la ressource.
Le bois constitue une ressource majeure pour nos territoires, et serait susceptible (comme l’indiquent plusieurs diagnostics) d’être mieux valorisé, afin de créer plus de richesses localement, mais aussi favoriser l’accès aux produits issus de la filière-bois, aujourd’hui largement importés pour leur majorité.
Il faut ici souligner clairement que le projet d’E.ON ne comporte qu’une valorisation de premier degré (utilisation en combustion), et de plus non durable : rien ne viendra remplacer ce qui aura été coupé.

Pourtant nos territoires ont un besoin croissant de bois.
En premier lieu le bois-énergie (plaquettes/granulés) qui apparaît une alternative sérieuse en vue de la transition énergétique qu’impose le changement climatique. La transformation du bois pourrait ainsi s’élaborer et se consommer localement, apportant une plus-value largement supérieure à la vente sur pied pour l’économie locale, avec le développement de petites entreprises spécialisées.
En second lieu nos territoires ont besoin de bois d’œuvre pour leur population : de plus en plus la demande émerge concernant le bois en tant que matériau de construction, mais l’offre n’est pas disponible. Il ne s’agit pas ici uniquement de la ressource, mais aussi des savoir-faire liés à la construction venant s’articuler autour de la filière bois. On voit là aussi la plus-value que constituerait une telle politique en comparaison avec l’expédition vers les fourneaux de Gardanne.
Il y a ici un choix à faire entre une exploitation précipitée, non-durable, apportant peu de richesses sur les territoires, et une politique de développement à forte valeur ajoutée articulée autour de la filière bois.

Impact sur les usages traditionnels de la forêt
La forêt est un haut-lieu d’activités traditionnelles en Cévennes : cueillette et chasse sont des aspects importants du lien entre les cévenols et la forêt.
Cependant, autant pour le grand gibier que pour les champignons et la châtaigne, la coupe à blanc de parcelles forestières modifiera nécessairement les équilibres écologiques qui permettent jusqu’à présent au plus grand nombre de jouir d’un usage bénéfique de la forêt.
Rappelons qu’une forêt bien exploitée peut à la fois permettre des coupes de bois et maintenir les activités traditionnelles qui y sont liées.

Perte d’attractivité touristique
La dénaturation du patrimoine paysager que peut engendrer une exploitation industrielle aura nécessairement des conséquences néfastes pour le tourisme. En effet, le caractère attractif des Cévennes en tant que destination touristique vient principalement d’une part de sa culture, mais surtout de ses paysages.
Des trouées anarchiques issues de coupes à blanc, l’augmentation du trafic de véhicules lourds destinés au transport de matériel ou de bois, viendront directement impacter sur la dynamique touristique, secteur majeur de l’économie locale et qui aurait besoin au contraire d’être valorisé et revitalisé.

Dégradation des infrastructures
Enfin, en attendant preuve du contraire, E.ON ne se propose pas de dédommager les collectivités qui verront le coût de l’entretien de la voirie sévèrement augmenter du fait de la circulation d’engins lourds : transport de machines et transport de bois verront leur activité accrue avec l’impact que l’on sait sur des routes qui dans leur grande majorité sont inadaptées à ce type d’activité.

En conclusion
Le projet d’E.ON paraît fort lucratif pour l’entreprise : celle-ci est totalement sécurisée vis-à- vis de l’écoulement de sa production grâce au contrat d’approvisionnement effectué avec l’État et bénéficie de subventions diverses pour son développement.
Ce projet est revendiqué comme « durable », utilisant des résidus végétaux et bois inutilisables pour d’autres usages, alors qu’il se base sur une exploitation industrielle intensive de forêts qui pourraient être mieux valorisées pour le bénéfice des territoires.
Revendiqué comme « durable », mais E.ON n’a pas effectué d’étude sur l’impact que va engendrer sa forte demande de bois local. « Durable », mais aucun projet de
renouvellement de la ressource n’est intégré. Ce projet est mis en œuvre en toute opacité, à l’insu des élus et populations concernées.
Alors que la forêt constitue un levier de développement majeur pour les Cévennes
lozériennes et gardoises, verrons-nous partir en fumée les forêts cévenoles à Gardanne au maigre bénéfice de quelques-uns et au détriment de la majorité ?
La châtaigneraie constitue une « forêt culturelle » par essence, subira-t-elle encore une fois le désintérêt des cévenols comme ce fut le cas autrefois avec le développement de l’industrie du tanin (qui a « englouti » des parcelles entières de châtaigniers au XIXe siècle) ?
Il faut enfin rappeler que toutes les forêts du sud-Lozère et du Gard sont concernées par le projet, pas uniquement la châtaigneraie cévenole.
En attendant que certains acteurs institutionnels, parfois étrangement silencieux à ce sujet bien qu’informés, prennent position, la menace que représente le projet d’E.ON doit être portée sur la place publique par les citoyens.
Complément d’information : le document de la Réunion de lancement Zone d’Approvisionnement Prioritaire Cévennes- Centrale Biomasse de Provence
Saint Hippolyte du Fort – 25 mars 2013

………………………………………….
Notes
[1] Lien https://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_mondial_des_entreprises_leader_par_secteur#.C3.89nergie_2

[2] Les Echos.fr

[3] Bio énergie promotion

[4] France3.fr

[5] La Tribune.fr, alors que le groupe a triplé son chiffre d’affaire au premier semestre 2012 suite à un accord avec Gazprom, le géant énergétique russe.

[6] Lien en comparaison avec les résultats affichés dans le lien ci- dessous
http://money.cnn.com/magazines/fortune/global500/2012/full_list/

[7] Lien

[8] France24

[9] Sauf mention contraire, les chiffres fournis dans le présent paragraphe et le suivant sont extraits de la brochure « La conversion de Provence 4 à la biomasse – Un nouvel avenir pour la centrale et pour la région », téléchargeable sur le site d’E.ON ou sont issus de la présentation qu’E.ON a fait de son projet à St Hyppolite-du-Fort, le 25 mars 2013 : « Réunion de lancement Zone d’Approvisionnement Prioritaire Cévennes ».

[10] Source : « Forêts privées des Basses-Cévennes à châtaignier – orientations de gestion » ; CRPF-2001. En téléchargement direct http://www.crpf-lr.com/telechargement/SRGS_IFN/Basses-Cevennes_chataignier.pdf

[11] Document du 25 mars 2013 : « Réunion de lancement Zone d’Approvisionnement Prioritaire Cévennes »

[12] Extraits de l’étude, p.10 – à télécharger sur le site de la DREAL – PACA (lien direct) http://www.paca.pref.gouv.fr/content/download/6490/30103/file/Centrale%252520de%252520Provence%252520-%252520Exploitation%252520tranche%2525204.pdf

[13] Lien

[14] Pour plus d’information sur les Chartes Forestières de Territoire en Languedoc Roussillon : lien

[15] Comme ça a été le cas récemment dans la vallée du Galeizon pour de la forêt de connifères : un propriétaire cède le bois d’une parcelle, puis son voisin… jusqu’à obtenir de trouées de plus de 10ha.
Source : https://reporterre.net/La-centrale-a-biomasse-de-Gardanne


De quel bois se chauffe la centrale de Gardanne?

(24 juin 2013)
Par Julien Vinzent
________________________________________


Cela pourrait être un des étendards de la « transition énergétique » voulue par le gouvernement doublé de la sauvegarde industrielle chère à Arnaud Montebourg. Pourtant, l’annonce le 16 mai du lancement des travaux de la centrale biomasse de Gardanne – pour une ouverture début 2015 – n’a pas suscité d’acclamations. C’est que derrière l’image d’une reconversion verte – du charbon au bois – le projet d’Eon soulève de nombreuses interrogations, économiques, sociales et même environnementales.
La faiblesse de la plus grande unité de production de France, 250 mégawatts (MW) pourrait justement être sa taille : six à dix fois plus que les autres centrales retenues dans le cadre d’un appel d’offres bouclé en 2012, qui lui assure un tarif de rachat de l’électricité garanti. Une telle puissance est synonyme d’un appétit hors normes : entre 800 000 et 1 million de tonnes, majoritairement du bois mais aussi des déchets verts et jusqu’à 15% de charbon.

LA RÉGION INQUIÈTE POUR LA FILIÈRE
Les premières alertes sont venues d’élus locaux, en particulier Annick Delhaye, vice-présidente du conseil régional déléguée à l’énergie. « Cela fait huit ans que nous travaillons à la mise en place d’une filière bois-énergie, on ne veut absolument pas qu’elle soit détruite par un seul demandeur, qui serait Eon », justifiait-elle. L’ampleur des besoins face à un potentiel régional aujourd’hui estimé à 700 000 tonnes va même à l’encontre du modèle promu par la région : « Ce qu’on souhaite, c’est un maximum de proximité, mettre en place des circuits courts pour faire du développement local ».
Les rapports qui se sont succédés récemment (voir notre chronologie interactive en fin d’article) ont pointé systématiquement la question du plan d’approvisionnement, censé passer en 10 ans de 40% d’importations à une ressource exclusivement locale. Si tant est qu’un rayon de 400 km peut être considéré comme tel…

En janvier, le conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER, ouf) critiquait, à propos des lauréats de l’appel d’offres, « un gigantisme des projets inadapté aux réalités de répartition de la ressource (…) qui n’assure pas suffisamment la valorisation de la chaleur ». Cet organisme dépendant du ministère de l’agriculture s’étonnait de plans « rédigés comme si la biomasse correspondait à une ressource inerte, mise à disposition des producteurs d’énergie ». Bref, comme le charbon tiré des mines du bassin gardannais.
Dans la même veine, la mission de réflexion sur l’avenir de la forêt et de la filière bois, menée par le nouveau président de l’ONF, estimait début juin que « la biomasse est une énergie éminemment locale qui se marie mal avec les grands projets nécessitant des approvisionnements très lourds ». De quoi conforter les réserves du député de Gardanne François-Michel Lambert (Europe Ecologie-Les Verts), qui a présenté la semaine dernière un rapport parlementaire sur la biomasse. Il insiste sur les conséquences économiques possibles sur les filières concurrentes, par exemple l’usine de pâte à papier de Tarascon.
Devant la commission du développement durable de l’Assemblée, il a proposé d’adopter une hiérarchie basée sur la rareté de la ressource : « D’abord le bois d’oeuvre (charpentes, meubles, etc., ndlr), puis le bois d’industrie (papier notamment, ndlr) et au bout du bout le bois d’énergie ». À l’intérieur de cette dernière catégorie, il appelle à rechercher « la performance énergétique la plus élevée ». Ce dont est loin le projet d’Eon. Basé exclusivement sur la production, il affiche un rendement (35%) bien moindre que les chaudières (productrice de chaleur) et les centrales à co-génération (électricité et chaleur).

LA MENACE D’UNE FERMETURE
Pourquoi, dans ces conditions, l’État a-t-il accordé une garantie de rachat d’électricité chiffrée à 100 millions d’euros par an ? Pour François Michel-Lambert, ce soutien public devrait amener à poser des conditions, notamment sociales. Sauf, que « face à nous on a quelqu’un qui a un fusil et qui dit « c’est soit ça, soit je tire » ». Il ne s’agit en effet pas d’une création mais d’une reconversion, sur les cendres d’un réacteur mis en service en 1967 et voué à l’arrêt. La chronologie le montre : c’est après le lancement de l’appel d’offres qu’Eon a annoncé en juin 2011 la fermeture de cinq tranches dont Gardanne.
Le député écologiste assure être convaincu qu’Eon « est dans une logique de fermeture à la Mittal », où promesses et chantage alternent avant de« trouver un bouc émissaire pour justifier l’arrêt du projet ». Chantage, le terme est employé dans une motion adoptée la semaine dernière par le congrès départemental de la CGT. Car en parallèle, Eon est engagé dans une bataille avec les syndicats, qui ont obtenu début juin l’annulation d’un plan de 215 suppressions de postes, dont 20 à Gardanne.
D’où une attitude prudente de la mairie de Gardanne. Pour François-Michel Lambert, « plutôt que de se préparer à une inauguration, il est urgent de sortir la boîte à outils », avec parmi les pistes « une nationalisation partielle ». En espérant que, dans ce dossier, l’hypothèse ne soit pas qu’un feu de paille. Sinon, la comparaison avec Mittal serait d’autant plus adaptée.
Source : https://marsactu.fr/de-quel-bois-se-chauffe-la-centrale-de-gardanne/



E.ON :
Une société européenne, anciennement société par actions de droit allemand (Aktiengesellschaft), née de la fusion des groupes allemands Veba et Viag en l’an 2000. Son siège social est à Düsseldorf en Allemagne. E.ON est cotée à la bourse de Francfort sous le symbole EAO et fait partie de l’indice DAX.
Pour plus d’info : https://fr.wikipedia.org/wiki/E.ON

Uniper :
Une entreprise allemande présente dans le secteur énergétique. Elle est issue en 2016, de la scission des activités d’énergie thermique d’E.ON. À sa création, Uniper compte 14 000 salariés. Son siège social se trouve à Düsseldorf1. Son dirigeant est Klaus Schäfer.
Pour plus d’info :
https://france.uniper.energy/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Uniper

E.ON, LA CENTRALE THERMIQUE DE GARDANNNE ET LA CHÂTAIGNERAIE CÉVENOLE
https://reporterre.net/IMG/pdf/e.on_information.pdf

Enquête publique – Bouches-du-Rhône (2/07 – 2/08-2012)
http://www.bouches-du-rhone.gouv.fr/content/download/10363/62460/file/Rapport.pdf

PREFET DES BOUCHES-DU-RHONE – ARRETE autorisant la Société E.ON (29 NOVEMBRE 2012)
http://www.bouches-du-rhone.pref.gouv.fr/content/download/2617/15377/file/Arrete-dautorisation-biomasse-EON.pdf


Dicamba, remplacement de Glyphosate !

SIGNEZ LA PÉTITION

Interdisons le nouveau poison de Monsanto
https://secure.avaaz.org/campaign/fr/monsanto_dicamba_loc

Interdisez dès maintenant ce pesticide destructeur!
https://actions.sumofus.org/a/interdisez-des-maintenant-ce-pesticide-destructeur

Si vous n’êtes pas convaincu, lisez les articles ci-dessous !


Monsanto investit un milliard pour remplacer le glyphosate

(30 juin 2015)
Le succès de Monsanto a longtemps reposé sur l’industrie du glyphosate. L’entreprise a annoncé récemment qu’elle souhaite élargir ses activités agrochimiques en investissant plus d’un milliard de dollars américains dans la production d’un herbicide de remplacement.

Au cours des trois à cinq prochaines années, Monsanto prévoit investir dans une usine à Luling, en Louisiane, pour produire du dicamba. Luling, près de la Nouvelle-Orléans, a été un emplacement clé pour la production de glyphosate pendant des années. Monsanto s’intéresse au dicamba pour ne plus dépendre que du glyphosate, qui représente le principal ingrédient de sa gamme d’herbicides Roundup.

Monsanto vend des semences génétiquement modifiées pour résister au glyphosate. L’entreprise produit du maïs, du soya, du coton, du canola et d’autres végétaux qui peuvent tolérer d’être traités avec du glyphosate. « Au cours de la prochaine décennie, cela pourrait diversifier davantage notre production agricole et permettre des cultures à plus long terme », a affirmé Brett Begemann, président de Monsanto, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes.

Roundup et les produits Roundup Ready de Monsanto ont été très populaires auprès des agriculteurs, particulièrement aux États-Unis. Toutefois, la culture répandue de maïs et de soya Roundup Ready ainsi que l’utilisation courante de Roundup ont contribué à l’augmentation de mauvaises herbes résistantes au glyphosate.

Les agriculteurs cherchent des solutions pour contrer ce véritable problème. C’est pourquoi Monsanto et ses concurrents tentent de trouver des options pour remplacer le glyphosate et les produits Roundup Ready. « La réalité c’est que l’industrie va devoir évoluer tout comme les plantes évoluent », soutient Matt Arnold, analyste chez Edward Jones.

La solution de Monsanto est de combiner le glyphosate avec du dicamba pour son système de culture Roundup Ready Xtend pour les producteurs de soya et de coton. Monsanto a déclaré qu’elle prévoit au moins 200 millions d’acres pour son système de culture Roundup Ready Xtend pour le soya et le coton en Amérique.

L’entreprise a annoncé qu’elle attend toujours l’approbation des autorités chinoises pour permettre l’importation des nouvelles fèves de soya. La Chine est un des principaux acheteurs de fèves de soya américaines, mais elle hésite à approuver l’importation des nouveaux organismes génétiquement modifiés.
Source : https://www.lebulletin.com/actualites/mosanto-investit-un-milliard-pour-remplacer-le-glyphosate-73122


OGM – États-Unis : le glyphosate obsolète ? Le dicamba débarque

(22 novembre 2016)

Le 9 novembre 2016, le ministère étasunien de l’Environnement (EPA) a autorisé l’utilisation commerciale d’un nouvel herbicide de Monsanto, le XtendiMax. Cet herbicide à base de dicamba est destiné à être utilisé sur des cultures de coton et soja génétiquement modifiés [1]. Cette décision fait suite à celle du ministère de l’Agriculture qui, en janvier 2015, avait autorisé la culture commerciale de soja MON87708 et coton MON88701, tous deux tolérant plusieurs herbicides dont le dicamba [2]. Et l’Union européenne a autorisé en 2015 puis 2016 l’importation de sojas contenant l’évènement MON87708.

Le dicamba perturbe notamment la régulation d’une hormone de croissance végétale, l’auxine. La croissance de la plante aspergée de dicamba est accélérée, au point qu’elle ne dispose plus des nutriments nécessaires pour croître et finit par en mourir. Comme l’indique l’EPA dans sa décision du 9 novembre, les cultures GM tolérant ces herbicides ont l’avantage de permettre de tuer les « adventices devenues de plus en plus résistantes aux herbicides à base de glyphosate [qui] causent des problèmes aux agriculteurs ». Pour une mise en marché effective, chaque état des États-Unis doit maintenant autoriser l’utilisation de cet herbicide.
Des plantes transgéniques tolérant le dicamba
L’herbicide XtendiMax de Monsanto aurait la particularité d’être moins volatile que les autres herbicides à base de dicamba. Selon Monsanto, il sera commercialisé et utilisé sur des cultures de soja contenant l’évènement transgénique MON87708 ainsi que sur des cultures de coton contenant l’évènement transgénique MON88701 [3]. Deux évènements qui visent à faire produire par la plante une enzyme appelée DMO. Cette enzyme transforme dans la plante le dicamba en une molécule appelée 3,6-DCSA et en formaldéhyde.
En Europe, deux sojas GM contenant l’évènement MON87708 ont été autorisés pour l’importation : le soja MON87708 (24 avril 2015) [4], et le soja MON87708*MON89788 (22 juillet 2016) [5]. Deux autres sojas sont en attente d’autorisation, toujours pour l’importation : le soja MON87705*MON87708*MON89788 [6] et le soja MON87751*MON87701*MON87708*MON89788 [7]. Le coton MON88701 est, lui, en attente d’autorisation commerciale [8].

Comment verrouiller un marché
Si la lutte contre les adventices devenues résistantes au glyphosate est une des raisons avancées pour « l’intérêt » d’utiliser du dicamba, une autre raison explique mieux le calendrier suivi.
En effet, en 2016, Monsanto commercialisait déjà des semences de sojas GM (Roundup Ready 2 Xtend) et de cotons GM (Bollgard II XtendFlex), tous deux tolérant le dicamba. Mais si la vente de ces semences étaient autorisée, l’utilisation d’un herbicide à base de dicamba sur ces cultures ne l’était pas encore.
Or, en août 2016, l’EPA annonçait lancer une enquête après avoir reçu « un nombre inhabituellement élevé de rapports quant à des cultures endommagées qui semblent dues à une mauvaise utilisation d’herbicides à base de dicamba » [9]. Mauvaise utilisation ou plutôt utilisation illégale car l’EPA rappelle elle-même « n’avoir homologué aucun herbicide à base de dicamba pour utilisation […] sur cultures de coton ou soja, y compris les cultures génétiquement modifiées pour tolérer le dicamba ». Cette utilisation illégale de dicamba sur des cultures de coton et soja a eu lieu dans plusieurs états listés par l’EPA : Alabama, Arkansas, Illinois, Kentucky, Minnesota, Mississippi, Missouri, Caroline du Nord, Tennessee et Texas. Et il est précisé que pour le Missouri, ce sont 17 000 hectares de pêches, tomates, melon charentais, pastèque, riz, coton, petits pois, cacahuète, luzerne et soja [10] qui ont été impactés par cet herbicide.
Dans une interview donnée en août 2016, avant l’annonce de l’EPA mais alors qu’étaient connus des cas d’utilisation illégale, l’entreprise Monsanto rejetait clairement la faute sur le dos des agriculteurs même si c’est elle qui a choisi de commercialiser ses semences avant l’autorisation de l’herbicide. Elle explique ainsi avoir mis en place « un plan de communication très large expliquant clairement que l’utilisation de dicamba est illégale. (…) la grande majorité des agriculteurs font les choses bien du fait de cette communication ». Mais surtout, à lire Monsanto, l’entreprise aurait lancé cette commercialisation en réponse à une demande expresse d’agriculteurs : « Nous avons développé ces variétés de soja depuis plusieurs années, anticipant leur autorisation […]. Des agriculteurs nous ont donc dit préférer essayer de petites quantités de nouvelles variétés dans leur ferme pour voir celles qui marchent le mieux chez eux. Nous avons fait le choix de commercialiser cette année (2016) pour permettre aux agriculteurs d’expérimenter ces variétés de soja Roundup Ready 2 Xtend. Ils peuvent les planter en toute confiance, car le produit chimique sera approuvé pour la saison de culture 2017 ». Et de rappeler que pour l’instant, Monsanto ne commercialise encore aucun herbicide à base de dicamba mais le fera sous peu.
Une situation de prévente de semences qui a permis de créer un fait accompli. Et qui permet à Monsanto d’envisager plus sereinement sa position sur le marché des herbicides à base de dicamba, marché qui pourrait représenter dans les six millions d’hectares de soja aux États-Unis.
[1] https://www.epa.gov/pesticides/epa-registers-dicamba-formulation-use-dicamba-tolerant-crops
[2] https://www.aphis.usda.gov/brs/fedregister/BRS_20150120a.pdf
[3] http://news.monsanto.com/press-release/products/monsantos-xtendimaxtm-herbicide-vaporgriptm-technology-approved-epa-crop-use
[4] Inf’OGM, « Soja Mon87708 », Inf’OGM, 24 avril 2015
[5] Inf’OGM, « Soja Mon87708*Mon89788 », Inf’OGM, 22 juillet 2016
[6] Inf’OGM, « Soja Mon87705*Mon87708*Mon89788 », Inf’OGM, 22 juin 2016
[7] Inf’OGM, « Soja Mon87751*Mon87701*Mon87708*Mon89788 », Eric MEUNIER, 7 janvier 2016
[8] Inf’OGM, « Coton MON88701 », Inf’OGM, 11 octobre 2013
[9] https://www.epa.gov/sites/production/files/2016-08/documents/fifra-dicambacomplianceadvisory.pdf
[10] Un article d’août 2016 parle lui de près de 81 000 ha pour les états de l’Arkansas, du Missouri et du Tennessee
Source : https://www.infogm.org/6082-ogm-etats-unis-glyphosate-obsolete-dicamba-debarque



Dicamba et OGM : chaos agronomique, chaos écologique et chaos social !

(31 juillet 2017)
Un vieil herbicide utilisé par des millions d’agriculteurs depuis plus de 40 ans est devenu le fléau des campagnes états-uniennes et menace de détruire, à la vitesse de la lumière, de longues amitiés entre familles et l’ordre social de la Ceinture du Maïs, région certes aux prises avec des difficultés, mais habituellement paisible.
Le dicamba [1] est non seulement devenu en quelques mois le problème numéro un de l’année, mais il pourrait aussi modifier les modes de gestion à long terme des exploitations et même la structure des propriétés.
En fait, alors que l’agriculture états-unienne doit faire face à un nombre toujours plus élevés d’adventices tolérantes au glyphosate, les géants des biotechnologies et des semences ne remettent pas en question l’impasse technologique que sont leurs OGMs, mais cherchent au contraire à la prolonger.

Champ de de soja envahi d’amarantes tolérantes au Roundup

Comme note Tom Philpott de « Mother Jones » : « Dow et Monsanto, prévoient de se donner mutuellement les licences des traits de tolérance au 2,4-D et au Roundup pour que chaque firme produise ses OGM multi-traits. De la même façon, Monsanto travaille avec BASF pour mettre au point des OGM tolérants au glyphosate ET au dicamba. »
Et c’est là qu’entre en scène le dicamba. Pour ceux qui ne connaissent pas l’agriculture, le dicamba a été utilisé pendant des années comme herbicide contre les dycotilédones en début de saison, afin de nettoyer les champs, puis n’était plus utilisé de la saison, car il pourrait endommager les cultures.
Quand Monsanto mit au point des semences de soja qui tolèrent le dicamba et le Roundup (soja et coton Roundup Ready Xtend), l’entreprise donna de toute évidence une autre mission au dicamba, celle de tuer aussi les adventices lorsqu’elles poussent dans les champs au milieu des pieds de soja ou de coton, en particulier l’amarante de Palmer qui étouffent les cultures partout où elle pousse.
Par contre sur le terrain, les choses ne se passèrent pas tout à fait comme Monsanto et BASF l’avaient prévu. L’Agence de protection de l’environnement n’a autorisé qu’en mars 2016, la nouvelle formulation moins volatile de l’herbicide (XTendimax) avec des conditions d’utilisation très strictes, laissant un vide imprévu pour l’utilisation par les agriculteurs de vieilles formulations du dicamba qui pouvaient dériver sur de longues distances et tuer les autres cultures sur leur passage. Cela n’empêcha pas la vente des semences qui furent plantées en 2016 par des milliers d’agriculteurs qui essayaient ainsi de sauver leurs champs de l’amarante de Palmer devenue tolérante au Roundup. De nombreux agriculteurs victimes du dicamba reprochent maintenant à Monsanto d’avoir vendu ses semences tout en sachant que les épandages de dicamba auraient forcément lieu.
Qu’à cela ne tienne, en se basant sur le succès des ventes de 2016, Monsanto pense vendre en 2017 le kit semences/herbicides Roundup Ready XTend pour presque 6 millions d’hectares de soja et 1,2 million d’ha de coton et a investi un milliard de dollars dans une usine à Luling (LA) pour satisfaire la demande.

Les feuilles recroquevillées sont le premier symptôme que les pieds de soja ont pu être exposés au dicamba. Les pertes de rendements dépendent de la dose et de la phase de développement de la plante.

C’est à cause des dégâts provoqués par le dicamba qu’en octobre dernier, deux agriculteurs de la région du Missouri Bootheel commencèrent à se disputer et que la querelle dégénéra. Lorsque le fusil fut posé, Mike Wallace gisait mort et Allan Curtis allait passer en procès pour meurtre. Mike Wallace exploitait 1250 ha de maïs, coton et soja. Il avait été cité dans un article du Wall Street Journal début août 2016, dans lequel il manifestait son inquiétude de voir que jusqu’à 40 % de ses champs de soja avaient été endommagés par des dérives de dicamba, et il avait porté plainte.
Cet événement tragique ne laissait présager rien de bon avec le Dicamba et les OGM associés.
Alors que des compagnies de l’agro-chimie comme Monsanto ou BASF vendaient des formulations du dicamba vantées comme restant sur les cultures et ne dérivant pas sur les autres champs, les agriculteurs de la Ceinture du Maïs achetaient le kit semences/herbicide, en espérant que le dicamba et ses semences faites sur mesure résoudraient leurs problèmes de contrôle des adventices, leur feraient gagner du temps et soulageraient leurs problèmes financiers.
Ca c’était le boniment des vendeurs. Certes de nombreux agriculteurs ont été satisfaits de la capacité du dicamba à éradiquer l’amarante de Palmer, l’érigeron du Canada, l’amarante rugueuse et d’autres adventices qui étaient devenues tolérantes aux herbicides – notamment au Roundup de Monsanto – et qui, ces dernières années, infestaient les champs et supplantaient les autres plantes. Mais c’était sans compter sur la capacité indésirable du dicamba de tuer aussi les adventices et les cultures appartenant à d’autres agriculteurs, ce qui a particulièrement dégradé les relations entre voisins.
Les services de l’agriculture des différents Etats ont été submergés d’appels et de plaintes. Certains ont pris comme mesure d’interdire totalement le dicamba sur leur territoire jusqu’à nouvel ordre. D’autres ont pris toute une série de mesures moins strictes pour restreindre son utilisation. Des chercheurs universitaires sur les adventices ont essayé d’apporter des réponses aux agriculteurs qui avaient subi des dommages dus au dicamba et n’ont pas pu faire grand chose cette année vu la multitude d’appels.
Conscients du nombre croissant de plaintes pour les dégâts causés par le dicamba, Monsanto et BASF ont réagi à leur façon.
BASF affirme être conscient des problèmes dans les champs et a envoyé plus de 400 représentants sur le terrain pour répondre aux questions et inquiétudes et dit dépenser de l’argent pour mettre les bons outils dans les mains des agriculteurs. D’un point de vue d’une bonne utilisation, il ressort de cette expérience qu’un des éléments clés est d’utiliser le bon embout d’après Scott Kay, directeur commercial de BASF : « Nous avons investi beaucoup d’argent dans ces embouts et les avons distribués à nos clients. A ce jour, plus de 600 000 embouts ont été achetés et donnés à nos clients ».

Pêcher endommagé par le dicamba, herbicide très volatile. Ce composé chimique est transporté par le vent et endommage les plantes qui ne sont pas modifiées génétiquement pour le tolérer. Monsanto vend maintenant les semences et le poison qui va avec. (Commentaire et photo EchoWatch)

Robb Fraley, le directeur de la technologie chez Monsanto annonce : « Nous cherchons des agents de retardement de dérive, des embouts et des procédures de nettoyage pour les producteurs. Nous allons travailler avec les Etats pour être surs que des produits non homologués ne sont pas utilisés et ce sera un point essentiel. Ensuite, nous allons voir ce que nous pouvons faire pour que les agriculteurs tiennent plus compte des conditions de températures et d’inversion. Beaucoup de choses à faire, mais je suis absolument persuadé que cela va bien nous aider et que ce sera important pour les agriculteurs. »
Les fabricants du dicamba ont donc repoussé toute responsabilité sur les agriculteurs, les accusant d’épandre quand il y avait trop de vent, lorsqu’il y avait des inversions de températures, d’utiliser les mauvais embouts sur leurs pulvérisateurs ou de ne pas suffisamment bien nettoyer les résidus de dicamba dans leurs pulvérisateurs.
Pas une fois, ils n’ont reconnu la moindre responsabilité. Pourtant, alors que les experts des compagnies affirment que les bons embouts vont aider à mieux cibler les épandages, Aaron Hager de l’Université de l’Ilinois voit d’autres problèmes à l’avenir. Comme il dit « Le dicamba est le dicamba. On peut changer les sels, les adjuvants, mais le dicamba reste le dicamba et vous ne changerez rien au fait que les variétés de soja non manipulées génétiquement sont extrêmement sensibles au dicamba ».
Et c’est bien là, la question fondamentale : Est-ce que la co-existence est possible ou non, entre les variétés manipulées génétiquement pour être tolérantes au dicamba et les variétés qui ne le tolèrent pas ? Les avis divergent.
Les dommages causés par le dicamba ne sont pas couverts par les assurances, mais peuvent être couverts par une action engageant la responsabilité, si cela est accepté par l’organisme assureur de l’agriculteur dont le dicamba a dérivé sur le champ endommagé. Des dizaines de milliers d’agriculteurs ne pourront pas encaisser les revenus provenant de plusieurs millions d’hectares de soja non-tolérant au dicamba qui ont été dévastés par cet herbicide, et ils ne pourront pas couvrir les coûts de production de cette année. Il n’est absolument pas certain que leurs créanciers accepteront cela comme excuse pour ne pas payer le prêt d’exploitation cette année.
Entre temps les avocats entrent en scène en force. Mais au lieu de poursuivre leurs voisins, les agriculteurs commencent à se retourner contre les vendeurs de dicamba.
Le 14 juin un recours collectif a été déposé contre Monsanto et BASF dans l’Arkansas. L’un des avocats, Philip Duncan, déclarait : « Nous avons déposé un recours collectif en faveur des agriculteurs dont les biens ont subi des dégâts causés par les herbicides à base de dicamba, fournis par Monsanto et BASF. Les accusés ont mis au point et contrôlé les systèmes de culture au dicamba, commercialisant des semences manipulées génétiquement sans un herbicide correspondant qui soit sûr et homologué. Des cultures, des fruits et des arbres qui ne sont pas tolérants au dicamba ont été abîmés, ce qui fait que les récoltes des agriculteurs ont subi des dégâts importants en Arkansas et dans d’autres états lors de l’année 2016, notamment en Alabama, en Illinois, au Kentucky, au Minnesota, dans le Mississippi, la Caroline du Nord, le Tennessee et le Texas. Ce qui est en jeu c’est l’existence même des agriculteurs et nous voulons protéger leurs intérêts ».
Pour un autre avocat, Paul Byrd : « La crise du dicamba a été créée et imposée par l’industrie agricole. Aujourd’hui, les cultures sont menacées, le tissu social est menacé. Il y a déjà eu des tragédies provoquées par cette crise ».
Dans le Missouri, l’avocat Bev Randle résume le problème : « Monsanto a fait passer l’appât du gain avant la sécurité de tous et transformé les agriculteurs du Sud-est du Missouri et du nord-est de l’Arkansas en cobayes involontaires pour tester les défauts de leur système de semences. »
Des propos qui rappellent ceux de Scott Powell, l’avocat des agriculteurs dans le procès gagné contre Syngenta : « Syngenta s’est précipité pour commercialiser ce produit en ne pensant qu’à ses propres intérêts. Il n’a aucunement été tenu compte des agriculteurs. Pour Syngenta, il n’y avait aucun risque. Tout s’est fait sur le dos des agriculteurs. »
Les Amis de la Terre suivrons de près ces recours collectifs qui se forment et s’ajoutent à ceux qui sont déjà en cours contre Syngenta…
Les OGM, depuis leur première commercialisation, ont provoqué dans de nombreux pays un chaos écologique, agronomique et social, mais l’heure de l’addition a peut-être enfin sonné !
Traduction et adaptation : Christian Berdot des Amis de la Terre
Source : http://www.amisdelaterre.org/Dicamba-et-OGM-chaos-agronomique-chaos-ecologique-et-chaos-social


Agrochimie. Après le glyphosate, le dicamba fait des ravages aux États-Unis

(07/09/2017)

Le dicamba, un herbicide produit par Monsanto et BASF, a tendance à s’envoler au-delà des champs sur lesquels il est pulvérisé, tuant tout sur son passage. L’utilisation de ce produit, censé lutter contre des mauvaises herbes de plus en plus résistantes aux produits chimiques, semble avoir été autorisée trop rapidement.

De Blytheville, Arkansas – Clay Mayes freine brusquement, saute de son Chevy Silverado sans éteindre le moteur et se met à vociférer contre un cornouiller. Les feuilles recroquevillées de l’arbuste pendouillent, comme de minuscules parapluies cassés. C’est le symptôme typique d’une exposition accidentelle à un herbicide controversé : le dicamba. “Ça me rend dingue ! crie le chef de culture en gesticulant. Si ça continue comme ça…”

“… tout crèvera”, termine son passager, Brian Smith. Les dégâts causés par le dicamba dans le nord-est de l’Arkansas et dans tout le Midwest (affectant le soja, d’autres cultures, et même les arbres) sont emblématiques d’une crise qui ne cesse de s’aggraver dans l’agriculture américaine. Les paysans sont prisonniers d’une course aux armements entre des herbicides de plus en plus puissants et des mauvaises herbes de plus en plus résistantes.

Le dicamba, dont l’utilisation d’une nouvelle formule a été officiellement approuvée au printemps, était censé rompre ce cycle et éradiquer les adventices dans les champs de coton et de soja. Cet herbicide, associé avec des graines de soja génétiquement modifiées pour lui résister, promettait une meilleur maîtrise des plantes indésirables, comme l’amarante de Palmer, qui a développé une résistance aux herbicides communs [notamment au glyphosate].
Source : http://www.courrierinternational.com/article/agrochimie-apres-le-glyphosate-le-dicamba-fait-des-ravages-aux-etats-unis


Après le glyphosate, le dicamba fait des ravages aux États-Unis Le dicamba, un herbicide produit par Monsanto et BASF, a tendance à s’envoler au-delà des champs sur lesquels il est pulvérisé, tuant tout sur son passage.

(10 septembre 2017)
L’utilisation de ce produit, censé lutter contre des mauvaises herbes de plus en plus résistantes aux produits chimiques, semble avoir été autorisée trop rapidement.
De Blytheville, Arkansas – Clay Mayes freine brusquement, saute de son Chevy Silverado sans éteindre le moteur et se met à vociférer contre un cornouiller.
Les feuilles recroquevillées de l’arbuste pendouillent, comme de minuscules parapluies cassés.
C’est le symptôme typique d’une exposition accidentelle à un herbicide controversé : le dicamba.
“Ça me rend dingue ! crie le chef de culture en gesticulant. Si ça continue comme ça…” “… tout crèvera”, termine son passager, Brian Smith. Les dégâts causés par le dicamba dans le nord-est de l’Arkansas et dans tout le Midwest (affectant le soja, d’autres cultures, et même les arbres) sont emblématiques d’une crise qui ne cesse de s’aggraver dans l’agriculture américaine.
Les paysans sont prisonniers d’une course aux armements entre des herbicides de plus en plus puissants et des mauvaises herbes de plus en plus résistantes.
Le dicamba, dont l’utilisation d’une nouvelle formule a été officiellement approuvée au printemps, était censé rompre ce cycle et éradiquer les adventices dans les champs de coton et de soja.
Cet herbicide, associé avec des graines de soja génétiquement modifiées pour lui résister, promettait une meilleur maîtrise des plantes indésirables, comme l’amarante de Palmer, qui a développé une résistance aux herbicides communs [notamment au glyphosate].
Une homologation précipitée
Le problème, disent les agriculteurs et les chercheurs, est que le dicamba est emporté par le vent au-delà des champs sur lesquels il était pulvérisé, endommageant des millions d’hectares de soja et d’autres végétaux non protégés.
Selon eux, l’herbicide a été approuvé par des fonctionnaires fédéraux qui ont statué en l’absence de données suffisantes, notamment sur la possibilité qu’il dépasse sa cible.
Ces responsables, de même que les fabricants du produit, Monsanto et BASF, rejettent cette accusation et affirment que tout a été fait selon les règles édictées par le Congrès.
La colère contre le dicamba a entraîné des actions en justice, l’ouverture d’enquêtes au niveau fédéral et des États et une dispute qui s’est terminée par un coup de fusil, la mort d’un agriculteur et des poursuites pour meurtre.
Une feuille d’un plant de soja affecté par le dicamba. Andrea Morales pour le Washington Post “Ce devrait être un coup de semonce”, déclare David Mortensen, spécialiste des adventices à l’université d’État de Pennsylvanie.
D’après les estimations, ces plantes résistantes aux herbicides coûteraient à l’agriculture américaine plusieurs millions de dollars par an en récoltes perdues.
Selon Monsanto, depuis que l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a autorisé l’utilisation, au printemps dernier et cet été, de la nouvelle version du dicamba, les agriculteurs ont semé du soja résistant à ce pesticide sur plus de 10 millions d’hectares.
Mais plus les pulvérisations augmentaient, plus les exemples de “volatilisation” se multipliaient.
Le produit dérive vers d’autres champs, endommageant les végétaux incapables de le supporter – arbres, soja [non génétiquement modifié], légumes et fruits à proximité – ainsi que des plantes qui servent d’habitat aux abeilles et autres pollinisateurs.
Selon une étude datant de 2004, même à très petites doses, le dicamba est 75 à 400 fois plus dangereux pour les plantes qu’il touche accidentellement que le glyphosate.
Il est particulièrement toxique pour le soja qui n’a pas été génétiquement modifié pour lui résister.
Europe. Risque “improbable” de cancer : le glyphosate reste autorisé
Kevin Bradley, chercheur à l’université du Missouri, estime que plus de 1,5 million d’hectares de cultures ont été endommagés par le dicamba – notamment dans de grands États agricoles tels que l’Iowa, l’Illinois et le Minnesota –, ce qui représente presque 4 % de la surface cultivée en soja aux États-Unis.
Et d’après les chercheurs, ce chiffre est probablement en deçà de la réalité. “Il est très difficile d’évaluer l’étendue des dégâts, précise Bob Hartzler, professeur d’agronomie à l’université d’État de l’Iowa, mais je suis parvenu à la conclusion que le dicamba est impossible à contrôler.”
Cette crise intervient alors que le cours du soja est plus bas que prévu et que le revenu de l’activité agricole baisse depuis quatorze trimestres.
La pression sur les cultivateurs est donc énorme.
Des dégâts qui se chiffrent en millions de dollars Wally Smith ne sait pas combien de temps il pourra tenir.
Son exploitation emploie cinq personnes, dont son fils, Hughes, son neveu, Brian, et le chef de culture, Clay Mayes.
Aucun d’entre eux ne voit quel autre travail il pourrait faire dans ce coin du comté.
Le dicamba a fait des ravages dans la région de Blytheville.
Sur plusieurs kilomètres à la ronde, de la route jusqu’aux arbres qui se dressent à l’horizon, on ne voit que des plants de soja rabougris, aux feuilles enroulées sur elles-mêmes.
Une ferme bio a dû suspendre ses ventes cet été après avoir découvert que ses produits étaient contaminés.
Dans l’exploitation de Wally Smith, plusieurs hectares de soja présentent un retard de croissance à cause de l’herbicide, ce qui signifie qu’il perdra de l’argent, après avoir investi 2 millions de dollars : Voilà la réalité.
Si le rendement s’effondre, nous n’aurons plus qu’à mettre la clé sous la porte.” La nouvelle formulation du dicamba a été approuvée car elle était censée rendre le produit moins dangereux et moins volatil que ses versions précédentes.
Mais ses détracteurs affirment que le feu vert a été donné malgré l’absence d’études concluantes et sous la pression des départements d’agriculture des États, des industriels et des syndicats agricoles. Selon ces derniers, les paysans avaient absolument besoin de ce nouvel herbicide pour venir à bout des mauvaises herbes résistantes au glyphosate.
Elles envahissent les champs et privent le soja de la lumière du soleil et des substances nutritives dont il a besoin.
L’abus d’herbicides a rendu ces adventices de plus en plus résistantes et de plus en plus envahissantes ces vingt dernières années.
Lors d’une téléconférence avec des membres de l’Agence de protection de l’environnement, le 29 juillet, des scientifiques travaillant dans une douzaine d’États ont signalé que le dicamba était plus volatil que les fabricants ne l’avaient dit.
Des expériences en plein champ menées par des chercheurs des universités du Missouri, du Tennessee et de l’Arkansas ont montré depuis que le dicamba a la capacité de se volatiliser et de gagner d’autres cultures jusqu’à soixante-douze heures après son épandage.
Des études en amont biaisées ou inexistantes sur le terrain
Les autorités en charge de la réglementation ne disposaient pas de ces informations.
Monsanto et BASF avaient fourni des centaines d’études à l’EPA, mais seul un petit nombre concernait la volatilité du produit en conditions réelles.
La majorité des essais avaient été menés sous serre ou en laboratoire.
Selon les règles de l’EPA, ce sont les fabricants qui doivent financer et mener les tests de sécurité sur lesquels cette administration s’appuie pour évaluer les substances.
Bien que les fabricants de pesticides donnent souvent leurs nouveaux produits aux chercheurs des universités pour qu’ils les testent dans divers environnements,
Monsanto reconnaît ne pas avoir autorisé d’essais pour le dicamba afin de ne pas retarder son homologation.
Et, d’après les scientifiques, BASF a limité les tests.
Agriculture. Aux États-Unis, les OGM de Monsanto ne font plus recette
D’après les chercheurs, cela a permis aux industriels de choisir le type d’informations qu’ils allaient fournir aux autorités.
“Monsanto en particulier a fait très peu d’essais sur le terrain”, dénonce Jason Norsworthy, un professeur d’agronomie à l’université d’Arkansas auquel le géant de l’agrochimie n’a pas permis de tester la volatilité de son produit.
L’Agence de protection de l’environnement et les industriels nient qu’il y ait eu une faille dans le processus d’approbation du dicamba.
L’EPA déclare : Il appartient aux candidats à l’homologation de fournir toutes les données requises.
Le Congrès a imposé cette obligation aux fabricants de pesticides plutôt que de contraindre d’autres entités à financer et mener la collecte de données.”
Odessa Patricia Hines, porte-parole de BASF, explique de son côté que la société a mis son produit sur le marché “après plusieurs années de recherches, des essais dans des exploitations agricoles et des évaluations par des universités et les agences de réglementation”.
Scott Partridge, vice-président de Monsanto en charge de la stratégie, est d’avis que certains agriculteurs ont illégalement pulvérisé des formulations plus anciennes et plus volatiles ou qu’ils n’ont pas utilisé le bon matériel.
L’entreprise, qui a investi 1 milliard de dollars l’année dernière dans des unités de production de dicamba, a déployé une armée d’agronomes et de spécialistes du climat pour déterminer la cause du problème.
Il assure : Nous nous rendons chez tous les agriculteurs et dans tous les champs. Si le produit peut être amélioré, nous le ferons.”
Les États les plus touchés sont également passés à l’action.
En juillet, l’Arkansas a interdit les épandages jusqu’à la fin de la saison et augmenté les amendes pour application illégale.
Le Missouri et le Tennessee ont renforcé leur réglementation sur l’utilisation du dicamba et une dizaine d’États se sont plaints à l’EPA.
En août, celle-ci a laissé entendre à plusieurs scientifiques qu’elle pourrait envisager de retirer les nouveaux désherbants à base de dicamba du marché.
Contactée, l’agence reste vague sur ses intentions.
“L’EPA est très préoccupée par les rapports récents sur les dégâts que le dicamba aurait causés aux cultures dans l’Arkansas et dans d’autres parties du pays”, se borne à déclarer un de ses représentants.
Un recours collectif a été intenté contre les fabricants en les accusant de déclarations inexactes sur les risques présentés par leurs produits.
Les Smith envisagent de s’y associer.
Une efficacité sans doute très limitée dans le temps
Dans le même temps, des signes montrent déjà que le dicamba ne sera peut-être pas efficace très longtemps.
Les scientifiques ont montré que l’amarante pouvait développer une résistance à ce produit en trois ans seulement.
Des spécimens soupçonnés d’avoir déjà acquis cette caractéristique ont été découverts dans le Tennessee et l’Arkansas.
Monsanto n’a “connaissance d’aucun cas confirmé d’amarante résistante” au dicamba, affirme toutefois un porte-parole du groupe.
Les détracteurs de l’utilisation intensive de produits agrochimiques voient dans cette crise une parabole et une anticipation de l’avenir de l’agriculture américaine.
Pour Scott Faber, vice-président de l’Environmental Working Group [une ONG de protection de la santé et de l’environnement], les agriculteurs sont “piégés dans une spirale chimique” alimentée par l’industrie de la biotechnologie.
Nombre d’agriculteurs sont persuadés qu’ils ne pourraient pas continuer à travailler sans de nouveaux désherbants. “Nous sommes dans un cul-de-sac”, déplore Nathan Donley, responsable scientifique au Center for Biological Diversity [ONG œuvrant pour la protection des espèces menacées].
La prochaine étape sera la résistance à un troisième produit chimique, puis à un quatrième.
Nul besoin d’être un génie pour savoir comment cela va finir.
Le vrai problème ici est que l’on utilise dans les cultures des combinaisons de produits toxiques toujours plus complexes, avec des conséquences toujours plus complexes.”
Source : http://www.psychostrategy.net/apres-le-glyphosate-le-dicamba-fait-des-ravages-aux-etats-unis-le-dicamba-un-herbicide-produit-par-monsanto-et-basf-a-tendance-a-s-envoler-a


États-Unis – Dicamba, un herbicide sur la sellette

(18 septembre 2017)
Le renouvellement potentiel prochain, dans l’Union européenne, de l’autorisation du glyphosate, un herbicide total, fait couler beaucoup d’encre. Du coup, on n’entend moins parler de l’autorisation récente, sur trois plantes transgéniques, du dicamba, un autre herbicide, aux États-Unis, censé répondre aux problèmes posés par le glyphosate. Cette molécule engendre pourtant à son tour – et déjà – des problèmes.
En novembre 2016, le ministère étasunien de l’Environnement (EPA) autorisait l’utilisation sur culture de plantes transgéniques de trois formulations commerciales d’herbicides à base de dicamba : FeXapan de Dupont (qui est associé à VaporGrip, une technologie de Monsanto qui réduit la volatilité des herbicides à base de Dicamba), Engenia de BASF et XTendimax (également associé à VaporGrip) de Monsanto. Ces produits ont été autorisés pour être utilisés sur des cultures de coton Bollgard II XtendFlex et de soja Roundup Ready 2 Xtend. Une autorisation qui a été donnée alors que des herbicides à base de dicamba avaient déjà été utilisés – donc illégalement – en 2016 et que le ministère recevait de nombreux témoignages d’impacts environnementaux [1]. Un an plus tard, de telles remontées continuent d’affluer au ministère alors que cette fois, la molécule est autorisée [2].
En 2016, des plaintes pour utilisation illégale
Le dicamba est utilisé comme herbicide car cette molécule accélère la croissance végétale au point qu’elle provoque un manque de nutriment faisant mourir « de faim » la plante. Il est utilisé en formule commerciale d’herbicides notamment car il permet de tuer les « adventices devenues de plus en plus résistantes aux herbicides à base de glyphosate » selon l’EPA [3]. Mais en juillet 2016, soit plusieurs mois avant qu’il homologue l’utilisation commerciale d’herbicides à base de dicamba, ce ministère était alerté par un nombre « inhabituellement élevé de rapports concernant des cultures endommagées probablement dues à une mauvaise utilisation d’herbicides à base de dicamba ». Des dommages qui feraient suite notamment à une dissémination des herbicides au-delà de la zone où ils sont aspergés. Le ministère publiait alors en août une note de conformité dans laquelle il rappelait n’avoir homologué aucune utilisation d’herbicides à base de dicamba sur coton ou soja, en prenant soin de préciser « y compris sur les cultures génétiquement modifiées pour tolérer le dicamba » [4]. Cette dernière précision sur les cultures GM vient du fait que Monsanto commercialisait déjà des plantes génétiquement modifiées pour tolérer le dicamba (soja GM Roundup Ready 2 Xtend et coton GM Bollgard II XtendFlex) avant même que les formules commerciales à base de dicamba ne soient autorisées sur ces cultures. Mais en novembre 2016, c’était chose faite : l’EPA délivrait les autorisations pour trois herbicides à base de dicamba.
En 2017, des plaintes pour dommages environnementaux
Mais le flot de témoignage continue. En juillet 2017, l’EPA indique sur son site Internet avoir reçu, entre juin et fin août 2017, 2 400 rapports d’agriculteurs à propos du dicamba. Début juillet, des « centaines » de rapports avaient déjà été reçus en provenance d’Arkansas, du Missouri et du Tennessee. Selon les rapports reçus, l’EPA indique que les dommages sont liés à « la volatilité et à la dispersion physique par les airs » du dicamba lors de son application. Et de préciser que les cultures endommagées incluent « sans y être limitées, du coton non tolérant au dicamba, des cultures ornementales, des légumes comme des tomates, certaines espèces d’arbres, ainsi que des espèces de pastèque et de raisin ». Des rapports qui ont obligé l’EPA a publié une nouvelle note de conformité pour rappeler que les autorisations commerciales ont été données sous restrictions : pas d’application par avion, pas d’application si la vitesse du vent est supérieure à 15 miles par heure (soit environ 24 km/h), application seulement à l’aide de tuyaux pressurisés de manière spécifique et mise en place de zones tampon selon la direction du vent…
Dès janvier 2017, des associations portent plainte en justice contre l’EPA
Pourtant, certains acteurs avaient tiré la sonnette d’alarme. Dès janvier 2017, quatre organisations de la société civile [5] portaient plainte à San Francisco contre l’EPA pour ne pas avoir respecté la procédure de consultation lors du traitement de la demande d’autorisation des herbicides à base de dicamba en 2016 : l’EPA n’avait en effet pas consulté certains services du gouvernement [6]. Pour les plaignants, à l’instar de Georges Krimbell du Center for Food safety (CFS), « le législateur fédéral a abandonné les intérêts des agriculteurs, de l’environnement et de la santé publique. Nous n’autoriserons pas que notre alimentation soit empêtrée dans un cauchemar de pesticides, pas sans nous battre » [7].
Des états interdisent le dicamba
Face à ces dommages, certains états ont pris des mesures. En juillet 2017, les états du Missouri et du Tennessee restreignaient l’utilisation du dicamba [8]. Dans le cas du Missouri, ces mesures de restriction mettaient un terme à une interdiction du Dicamba qui n’aura donc duré que quelques jours. Le même mois, l’Arkansas interdisait jusqu’en avril 2018 la vente et l’utilisation du Dicamba en agriculture (avec des exceptions comme pour le jardinage) [9]. Sur recommandation d’un comité spécialement créé sur le sujet du dicamba, l’état de l’Arkansas pourrait également décider de prolonger cette interdiction au-delà de cette date du 18 avril 2018. Une éventualité contre laquelle Monsanto s’est déjà mobilisé en écrivant au gouvernement d’Arkansas qu’une telle date « n’est basée sur aucune donnée scientifique et encore moins sur un consensus scientifique » [10]. Mais comment obtenir des données scientifiques si, comme Reuters l’a révélé en août, Monsanto refuse « que des chercheurs universitaires étudient la volatilité de son herbicide XtendiMax avec VaporGrip » ? [11].
Le volet juridique ne s’arrête pas là. Car en juillet 2017, un recours collectif en justice (class-action) a été initié contre Monsanto auprès de la Cour du Missouri par des agriculteurs s’estimant victimes [12]. Et pendant ce temps, l’Union européenne a déjà autorisé deux plantes génétiquement modifiées et étudie les demandes d’autorisation de trois autres, toutes cinq étant modifiées pour tolérer… le dicamba [13].
[1] Inf’OGM, « OGM – États-Unis : le glyphosate obsolète ? Le dicamba débarque », Eric MEUNIER, 22 novembre 2016
[2] http://www.agprofessional.com/resource-centers/crop-protection/epa-responds-dicamba-complaints
[3] cf. note 1
[4] Compliance Advisory : High Number of Complaints Related to Alleged Misuse of Dicamba Raises Concerns
[5] National Family Farm Coalition, Center for Food Safety, Center for Biological Diversity et Pesticide Action Network
[6] Dicamba Herbicide : Environmental Groups Sue EPA as Some States Set up Application Limits – DTN
[7] Ibid
[8] Tennessee joins states taking action on dicamba ; Missouri imposes restrictions
[9] Dicamba Updates
[10] Monsanto fights to sell Arkansas farmers herbicide linked to crop damage
[11] Scant oversight, corporate secrecy preceded U.S. weed killer crisis
[12] Class lawsuit takes aim at dicamba producers, accuses Monsanto reps of condoning illegal spraying
[13] Deux sojas GM contenant l’évènement MON87708 ont été autorisés pour l’importation : le soja MON87708 (24 avril 2015), et le soja MON87708*MON89788 (22 juillet 2016). Deux autres sojas sont en attente d’autorisation, toujours pour l’importation : le soja MON87705*MON87708*MON89788 et le soja MON87751*MON87701*MON87708*MON89788. Le coton MON88701 est, lui, en attente d’autorisation commerciale pour l’importation.
SOURCE : https://www.infogm.org/6346-etats-unis-dicamba-nouvel-herbicide-deja-sellette?lang=fr


INTERDICTION DU GLYPHOSATE : UNE EXCELLENTE AFFAIRE (PRÉVUE) POUR MONSANTO !

(27 SEPTEMBRE 2017)
On va interdire le glyphosate, malgré les protestations véhémentes et indécentes des productivistes agricoles de la FNSEA dont on ne sait plus très bien si le « E » du sigle signifie encore « exploitant » ou plutôt « empoisonneur », quand on les voit manifester contre les mesures de protection des populations, comme l’interdiction d’épandre des pesticides à moins de 100 m des écoles et autres mesures environnementales. Ils nous avaient déjà fait le coup, il y quinze ans, avec l’atrazine, autre herbicide, qui a empoisonné les nappes phréatiques pour des décennies…
Commercialisé sous le nom de Roundup, le glyphosate a connu durant plus de trente ans une diffusion planétaire car son emploi – premier cas connu en la matière – a été jumelé avec les premières semences OGM dites « RR » (Roundup Ready) résistantes à cet herbicide..
On en a constaté les effets nocifs, la rémanence de nombre de ses sous-produits dans les zones traitées, etc. Et même, potentiellement, un caractère cancérogène !
On a mis en évidence des plantes devenues résistantes dès les années 2000, sans parler de transfert du gène de résistance, ce qui a conduit à l’abandon de milliers d’hectares de terres céréalières cultivées aux États-Unis, totalement envahies par des chénopodes ou des ambroisies, au Delaware, au Texas et en Géorgie… Dans la vallée du Rhône, ce sont les cultures de tournesol qui sont maintenant envahies par l’ambroisie…
Pire : l’action du Roundup sur des cotonniers transgéniques a abouti à l’effondrement des rendements !
Mais, finalement, personne n’a bougé : Monsanto usait de sa position de monopole mondial !
Le glyphosate est tombé dans le domaine public en 2000, et des firmes concurrentes en ont aussitôt pris la commercialisation, notamment pour des produits de jardinerie. Ce seront les premières visées par l’interdiction à venir…
Car les semences RR de Monsanto restant sous brevet, cela lui a permis de bénéficier pendant quinze ans encore d’une véritable prolongation de sa situation de monopole.
Monsanto avait aussi su anticiper… en isolant un gène résistant (aussitôt breveté, rassurez-vous !) à une autre molécule herbicide : le dicamba !
Un agent chimique, reconnu tératogène chez l’homme, dérivé de l’acide benzoïque.
Brevetée par Union Carbide, cette molécule a fait l’objet d’un accord d’exploitation avec Monsanto finalisé le 20 janvier 2009 (date historiquement autrement importante pour cela que pour la prestation de serment de Barack Obama !).
Tel est donc le substitut du glyphosate, stratégiquement prévu depuis au moins dix ans, aujourd’hui lancé sur le marché !
Curieusement, c’est seulement au moment où ce monopole commercial du glyphosate était sérieusement ébranlé, alors que Monsanto en prépare le relais, que la machine médico-médiatique sécuritaire s’est mise en marche… Sûrement une coïncidence.
Le marché des herbicides est donc désormais totalement ouvert pour que Monsanto y déverse son nouveau pesticide, dont la molécule active n’a fait l’objet d’aucune étude sérieuse d’impact !
Les dégâts déjà occasionnés aux États-Unis par le dicamba ont pourtant conduit à des pétitions demandant le retrait immédiat de cette nouvelle calamité écologique.
Le dicamba permettra sans doute de lutter contre l’envahissement de l’ambroisie, mais amènera évidemment à terme l’apparition de nouvelles formes de résistances inquiétantes…
De quoi être tranquille pour quelques nouvelles dizaines années, et permettre à Monsanto de consolider sa position de monopole…
Et la FNSEA, qui tient là sa « solution de remplacement », va applaudir…
Monsanto peut donc dire merci à l’interdiction du glyphosate, et il a peut-être œuvré pour cela en coulisses : sa stratégie commerciale l’appelle de tous ses vœux !
Source : http://www.bvoltaire.fr/interdiction-glyphosate-excellente-affaire-prevue-monsanto/


LE DICAMBA, NOUVEL HERBICIDE AMÉRICAIN HAUTEMENT NOCIF POUR L’ENVIRONNEMENT

(28 Sep 2017)
L’agriculture américaine est entrée dans une course effrénée à l’utilisation massive de produits agrochimiques de plus en plus puissants pour lutter contre des mauvaises herbes sans cesse plus résistantes aux herbicides. Ce cercle vicieux est à l’origine de l’utilisation du dicamba, dernier né des herbicides de Monsanto, estimé 75 à 400 fois plus puissant et destructeur pour les cultures environnantes que le glyphosate.
Monsonto est soupçonné d’avoir procédé à des tests insuffisants sur la volatilité de son herbicide probablement pour ne pas retarder son homologation. Des chercheurs américains estiment à au moins 1,5 million d’hectares la superficie des cultures abîmées par le dicamba. Lorsqu’il est emporté par les vents lors de son épandage, le dicamba ravage le soja et les cultures non génétiquement modifiés. Les États agricoles comme l’Iowa, l’Illinois et le Minnesota seraient les plus touchés.
Carole Ivaldi
Source : http://www.willagri.com/2017/09/28/dicamba-nouvel-herbicide-americain-hautement-nocif-lenvironnement/


Un couple condamné à faire taire les grenouilles !

Dordogne : condamnés par la justice car les grenouilles de leur mare font trop de bruit (8 juin 2016)

Annie et Michel Pecheras habitent Grignols à quelques kilomètres de Périgueux, en Dordogne. Ils viennent d’être condamnés par la cour d’appel de Bordeaux a combler leur mare. Le coassement des grenouilles gêne leurs voisins installés à une dizaine de mètres du point d’eau.
Vivre à la campagne c’est courir un risque (!). Celui d’être réveillé par le chant du coq, le beuglement d’une vache…ou le coassement des grenouilles. A Grignols à une vingtaine de kilomètres au sud de Périgueux, Annie et Michel Pecheras sont en guerre ouverte avec leurs voisins. Ces derniers les poursuivent en justice pour les contraindre à combler leur mare de 300 mètres carrés. Ils seraient épuisés par le coassement des grenouilles pendant la saison des amours. Ils ont perdu leur procès en première instance mais la cour d’appel de Bordeaux vient de leur donner raison.

Source: https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/dordogne-condamnes-car-les-grenouilles-de-leur-mare-font-trop-de-bruit-1465403493


Soutien aux époux Pecheras : pour que nos campagnes ne deviennent pas des villes !

Soutien à Annie et Michel Pecheras, habitants de Grignols à quelques kilomètres de Périgueux, en Dordogne. Ils viennent d’être condamnés par la cour d’appel de Bordeaux a combler leur mare. Le coassement des grenouilles gêne leurs voisins installés à une dizaine de mètres du point d’eau.
https://www.change.org/p/froggate-soutien-aux-%C3%A9poux-pecheras-pour-que-nos-campagnes-ne-deviennent-pas-des-villes


La mare de la discorde à Grignols en Dordogne

https://www.dailymotion.com/video/x4f6oh3_la-mare-de-la-discorde-a-grignols-en-dordogne_news

Dordogne: un couple condamné à faire taire les grenouilles (10/06/2016)

Le coassement des grenouilles installées dans leur mare indispose leurs voisins. La justice ordonne la mise à mort du plan d’eau.
Nul n’est censé ignorer la loi, alors sachez-le : le coassement des grenouilles peut être considéré comme du tapage nocturne ! Ces bruyants batraciens peuvent ainsi, s’ils ont élu domicile chez vous, vous valoir une condamnation devant un tribunal. Cette mésaventure vient de survenir à Annie et Michel Pecheras, un couple vivant à Grignols, un petit hameau situé en Dordogne, non loin de Périgueux.
Leurs voisins, exaspérés par les quelques dizaines de grenouilles installées dans leur mare, ont porté plainte il y a maintenant plusieurs années, exigeant la mise à mort du plan d’eau de 300 mètres carrés. En 2012, statuant en première instance, le tribunal de Périgueux les a déboutés de leur demande, donnant raison aux Pecheras. Seulement voilà : saisie à son tour, la cour d’appel de Bordeaux, elle, n’a pas suivi. Elle a considéré que le chant des rainettes à la saison des amours (qui dure environ deux mois), évalué à 63 décibels par un expert, constituait une réelle nuisance sonore. Elle a condamné Annie et Michel Pécheras à combler leur mare.
Source: http://www.lepoint.fr/faits-divers/dordogne-un-couple-condamne-a-faire-taire-les-grenouilles-10-06-2016-2045761_2627.php


Dordogne: les grenouilles interdites de coasser dans leur mare (11/06/2016)

Annie et Michel Pecheras ont été sommés par la justice de combler leur mare, qui accueille des batraciens, jugés trop bruyants par leurs voisins.
Source: http://www.sudouest.fr/2016/06/11/les-grenouilles-interdites-de-coasser-dans-leur-mare-2396248-2221.php


Un couple condamné à combler sa mare pour cause de grenouilles bruyantes

Des retraités français ont été condamnés à combler leur mare en raison de coassements bruyants de grenouilles indisposant leur voisin, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Dans un jugement début juin, le couple Pécheras demeurant à Grignols (sud-ouest) a été mis en demeure de combler d’ici quatre mois, avec astreinte de 150 euros par jour de retard, la mare au coeur d’une procédure depuis plus de quatre ans.
Source: http://bx1.be/depeches/un-couple-condamne-a-combler-sa-mare-pour-cause-de-grenouilles-bruyantes/


Arrêté du 19 novembre 2007 fixant les listes des amphibiens et des reptiles protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000017876248


Jurisprudence, les coassements des grenouilles sont du tapage nocturne

Catherine Fourniel, présidente de chambre à la Cour d’appel de Bordeaux, est appelée à connaître des sommets de célébrité. Sous sa présidence donc, la cour d’appel de Bordeaux vient en effet de valider, ni plus ni moins, que les coassements des grenouilles sont du tapage nocturne, que tout propriétaire de plans d’eau ou autres abritant des batraciens est condamnable pour tapage nocturne, et que les batraciens en question (issus ou non d’espèces protégées) sont de fait « exterminables » afin de faire respecter l’ordre sonore désormais en vigueur dans les campagnes.
Source: http://wikiagri.fr/articles/jurisprudence-les-coassements-des-grenouilles-sont-du-tapage-nocturne/9783


Grenouilles trop bruyantes, des périgourdins condamnés à reboucher leur mare (11 juin 2016)

La cour d’appel de Bordeaux a rendu sa décision cette semaine. Oui, le coassement de 30 grenouilles, pendant deux mois, à la période des amours, constitue un trouble anormal du voisinage. Annie et Michel Pecheras doivent donc combler leur mare de 300 m2 d’ici 4 mois.
Source: http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/dordogne/grenouilles-trop-bruyantes-des-perigourdins-condamnes-reboucher-leur-mare-1021251.html


Un couple condamné à faire taire les grenouilles !

Grenouilles trop bruyantes !



Affaire des grenouilles à Grignols : plus de 72 000 personnes signent la pétition pour aider le couple (20 juin 2016)

Lancée il y a deux semaines, la pétition continue de recueillir des centaines de signatures chaque jour. De leur côté, Annie et Michel Pecheras ont fait faire des analyses par l’association Cistude Nature qui a découvert cinq espèces d’amphibiens protégées dans la mare.
Source: https://www.francebleu.fr/infos/insolite/affaire-des-grenouilles-grignols-plusieurs-especes-seraient-protegees-1466426651

Miniere à Salau en Ariege

Dans la vallée du haut-Salat en Ariège, les habitants n’avaient sans doute pas imaginé que l’on puisse un jour rouvrir la mine de Salau.
Cette mine de tungstène existait depuis 1971. Durant quinze ans, on y extrait 12 400 tonnes de tungstène. Puis la mise sur le marché du tungstène chinois sonne le glas de cette exploitation. Les cours s’effondrent et la mine ferme.

Or, une société (Variscan Mines) a déposé une demande de permis exclusif de recherche à Salau, pour le tungstène et l’or. Cette demande serait actuellement à l’étude par les services de l’Etat.

Une nouvelle qui fait bondir les habitants de la vallée et une association, Couflens-Salau demain, dédiée notamment à la protection de l’environnement et de la faune, et également du patrimoine de la vallée.
Dans une pétition qui a été adressée au ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, cette association rappelle l’amiante présente dans la mine a provoqué des cas de fibroses pulmonaires et de cancers chez les mineurs.

NOUS SOMMES OPPOSÉS:
Au percement de cette galerie (largement surdimensionnée pour de la simple recherche)
▪ qui générera 90 000 m³ de déblais (foisonnement compris) qui évacués à raison de 250 m³/jour représenteront 16 allers-retours / jour de camions de 15 m³ pendant 365 jours ;
▪ dont les déblais amiantés ne pourront être utilisés à des fins de granulat ;
▪ dont les déblais amiantés devront obligatoirement être stockés dans des zones réglementées ;
▪ dont les travaux induiront des poussières amiantées qui poseront un réel problème de santé publique aux habitants du village de Salau et aux travailleurs sur le site.

Aux problèmes de sécurité liés à la circulation intense des camions (1 camion toutes les 15 mn chaque jour) dans la traversée des villages de Salau, Couflens, Seix, Oust, Saint-Girons (etc.) et sur une petite route départementale de montagne inadaptée à un tel trafic.

Au stockage des déblais et des stériles dans notre vallée du Haut-Salat à très haute valeur environnementale et dédiée à l’agropastoralisme et au tourisme.

Aux faux arguments d’une exploitation souterraine non impactante pour l’environnement (l’ancienne mine de Salau était souterraine. Le remblayage des zones exploitées était déjà pratiqué).
Malgré cela, il était indispensable de stocker des stériles et une partie du tout venant extrait à l’extérieur de la mine.

A un nouveau scandale de l’amiante et de santé publique !

P E T I T I O N CONTRE TOUTE EXPLOITATION MINIERE A SALAU

https://www.change.org/p/ministre-de-l-economie-de-l-industrie-et-du-num%C3%A9rique-nous-vous-demandons-le-retrait-d%C3%A9finitif-du-permis-exclusif-de-recherche-soumis-par-la-soci%C3%A9t%C3%A9-variscan-mines-et-de-sauver-l-avenir-de-la-commune-de-couflens-et-de-la-vall%C3%A9e-du-haut-salat

Ariège : des riverains de Couflens s’opposent à l’exploitation de la mine de Salau

L’association Couflens-Salau demain dénonce la nouvelle exploitation de la mine de Salau, dans la vallée du Haut-Salat, en Ariège. Cette mine de tungstène a fermé en 1986, suite à la mise en place du marché du tungstène chinois. Une société a déposé une demande de permis exclusif de recherches.
Les habitants de la vallée demande au ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique le retrait définitif du permis exclusif de recherches.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/ariege/ariege-des-riverains-de-couflens-s-opposent-l-exploitation-de-la-mine-de-salau-770397.html

La zone en question est située dans la Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises !!!!


Ca commencé avec ceci …

La société orléanaise Variscan Mines va relancer des opérations de prospection minière : une première depuis 30 ans en France.


http://cea09ecologie.org/IMG/pdf/plaquette_info_mine_9-7-15.pdf

Toute la région fait partie de Parcs naturels régionaux, Zones fonctionnelles de nature remarquable (ZNIEFF2) et Sites NATURA 2000 au titre de la Directive Oiseaux !!!!
Et env. 1/3 of the area fait partie de Zones d’importance pour la conservation des oiseaux !!!
Un grand nombre de rivières a la source dans ces montagnes, env. 43 !!!

Plusieurs cavités existent dans la région ! Ne risquons-nous pas que certains de ces (ou d’autres) cavités, se effondre et provoquer des changements fondamentaux, avec un grand risque de pollution de l’eau?
Cavités :
• Puits de la Lane Forment
• Gouffre du Pylone
• Puits petit Sale
• La Grande Fissure
• Gouffre des Corneilles
• Grotte de la Cigalère des Cougnets
• GROTTES D’ANGLADE
• PERTE DU CIRQUE
• GROTTE DU TORRENT
• Grotte de Fontaret
Source: http://www.georisques.gouv.fr/cartes-interactives#/

Voici une image montrant les cavités connues dans la région:


«Permis Couflens» dans le département de l’Ariège, par la société Variscan Mines

La société Variscan Mines a déposé une demande de permis exclusif de recherches de mines dit «Permis Couflens», avec pour objet les substances suivantes: tungstène, étain, bismuth, molybdène, zinc, plomb, cuivre, or, argent et substances connexes (notamment niobium et tantale).
Le périmètre sollicité couvre 42 km² sur tout ou partie de la commune de Couflens, dans le département de l’Ariège. L’engagement financier annoncé par le demandeur s’élève à 25 millions d’euros sur une période de 5 ans.

La présente consultation est menée en application du principe de participation du public prévu à l’article 7 de la Charte de l’environnement. L’article L. 120-3 du code de l’environnement conditionne la délivrance du permis exclusif de recherches (articles L. 122-1 et suivants du code minier) à l’application de ce principe. Il est donc mis en œuvre conformément aux conditions de consultation applicables aux décisions individuelles des autorités publiques ayant une incidence sur l’environnement, telles que disposées par l’article L. 120-1-1 du code de l’environnement.

Le dossier de demande est mis à disposition du public, par voie électronique, sur le présent site.

La société Variscan Mines immatriculée sous le numéro 528 859 846 au registre du commerce et des sociétés d’Orléans, dont le siège social est situé 16 rue Léonard de Vinci, 45100 Orléans, a été créée le 18 décembre 2010. Elle a pour objet principal les activités de soutien aux autres industries extractives. Son capital social s’élève à 1 800 000 EUR. Cette société par actions simplifiée à associé unique est détenue par Variscan Mines Ltd (anciennement PlatSearch NL), une société d’exploration minière australienne. Elle est présidée par Jack Testard et dirigée par Michel Bonnemaison, cadres seniors expérimentés dans le secteur minier.


Mine de rien, Salau (Ariège) la mine de tungstène empoisonnée. Bande annonce.

Voici la bande-annonce de notre prochain film, à sortir, nous l’espérons bientôt.
Il s’agit de l’histoire de la mine de Salau, une mine fermée en 86, et qu’une entreprise junior aimerait rouvrir, malgré la présence d’amiante dans les roches.
Il faut savoir qu’en France, ouvrir les mines est devenu une nouvelle mode lucrative, malgré les alertes des médecins, chercheurs et populations locales qui s’opposent à la destruction de l’environnement et des risques sanitaires qui découlent de cet extractivisme…

http://www.mediacoop.fr/rubrique/documentaires/mine-de-rien-bande-annonce


Mine de Salau: pourquoi les habitants n’en veulent pas


La peur de l’amiante
Mais la raison économique aura du mal à l’emporter dans cette vallée où le projet, à peine connu, est déjà âprement combattu. Lundi, une pétition franchissait le cap des 3 000 signatures pour s’opposer à une réouverture sur un territoire communal qui depuis 1986, s’est largement reconverti au tourisme vert et à l’agropastoralisme. La mairie a déjà fait voter une délibération contre le projet. Un courrier de l’Association nationale des élus de montagne (Anem) a été adressé à la ministre Ségolène Royal pour signifier son refus obstiné. «Quoi qu’il en soit, nous combattrons jusqu’au bout. Nous nous sommes déjà attaché le service de deux avocates», prévient le maire Henri Richl, qui fut lui-même salarié de la mine pendant 17 ans, et qui a trouvé un relais à travers l’association «Couflens-Salau Demain» et France Nature Environnement.

Mais pourquoi une telle fronde ? En raison du trafic de camions que générera ce site sur des routes étroites, mais surtout à cause de la présence d’amiante sous forme d’actinolite dans la roche. Sans parler des 90 000 m3 de déblais amiantés qui devront être évacués après creusement d’une longue galerie près du village de Salau. Michel Bonnemaison, lui, argue que les techniques d’exploitation ont bien changé en presque 30 ans. A Salau, bien peu sont prêts à le croire.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/08/12/2158577-mine-de-salau-pourquoi-les-habitants-n-en-veulent-pas.html


Mine de Salau : contre la réouverture


Des nuisances, et surtout la peur de l’amiante

Cette perspective, l’association la rejette en bloc. Essentiellement à cause des nuisances : le passage des camions, la poussière d’amiante, les questions de sécurité, la préservation de l’environnement. «Il faudra bien trouver une place pour les déblais, reprend Pascal Boulanger-Parquet. Ils ne pourront pas servir de granulats, en raison de leur forte teneur en amiante. Et l’amiante présentera également un véritable danger pour les salariés et à la population». L’amiante, c’est la principale peur des opposants à la réouverture de la mine.

De son côté, la société Variscan, à l’origine de la demande de permis, ne cache pas son intérêt pour le site. Interrogé en octobre 2013, Michel Bonnemaison, Ariégeois de souche, directeur général de Variscan, expliquait qu’ «il y a un potentiel minier sur l’Ariège non négligeable. Nous ne sommes pas dans de l’anecdotique, l’Ariège a un gros potentiel qui nécessite des sondages notamment par rapport au tungstène».

Dans sa ligne de mire, dès cette date, la mine de Salau, qui pourrait receler des trésors de tungstène. «Il faudrait au moins 50 millions d’euros pour la première phase d’exploration et 400 de plus pour l’ouverture de la mine de Salau», calculait-il rapidement.

Et ce potentiel existe probablement : «En 1985, de nouveaux indices prometteurs ont été trouvés à la côte 1 780 m. Ces résultats portaient à 1 million de tonnes de minerai et à 15 000 tonnes d’oxyde de tungstène le potentiel géologique prouvé !», relate Brigitte Gaston-Lagorre dans un article très documenté (3). Cette richesse n’a jamais été exploitée. L’année d’après, la mine fermait.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/07/20/2146452-mine-de-salau-contre-la-reouverture.html


Association Couflens Salau Demain

L’association Couflens Salau Demain a été crée en 1994
L’objet de l’association est conserver les us et coutumes de l’Ariège, de participer au développement économique de la vallée du Salat, de protéger son environnement, sa faune, et également son patrimoine.
http://couflenssalaudemain.keosite.com/


Acutalités:

http://couflenssalaudemain.keosite.com/?page=actualites


Association Couflens-Salau Demain (facebook)

https://www.facebook.com/couflenssalaudemain/


En Ariège, un projet minier suscite l’opposition de la population

Une société australienne de prospection minière s’intéresse de près à l’ancien gisement de tungstène – contenant de l’amiante – du hameau ariégeois de Salau, dans les Pyrénées. Si l’opposition des habitants au projet est manifeste, certains hésitent devant les arguments économiques avancés par les prospecteurs.

Couflens, petite commune de l’Ariège, est un paradis environnemental. Des montagnes, plusieurs espèces d’animaux protégés, un hêtre de 475 ans concourent à en faire un site touristique proche de la nature. Mais, en s’élevant vers Salau, on découvre les stigmates de la mine de tungstène en activité jusqu’en 1986. Là où les stériles, les déchets miniers jugés non valorisables, ont été stockés, rien ne repousse. La terre gorgée de fer est orangée, chargée de toxiques tels que l’arsenic.


Pour continuer à lire …
http://reporterre.net/En-Ariege-un-projet-minier-suscite-l-opposition-de-la-population


Rapport concernant les risques sanitaires de l’ancienne mine de Tungstène Salau (Ariège) par Annie Thébaud-Mony (2015-09)

« Ré-ouvrir la mine de Salau mettrait gravement en danger la santé des mineurs et des riverains, y compris si une décision favorable était donnée à des travaux de recherches et d’exploration. Il est donc de ma responsabilité de chercheure en santé publique de mettre à disposition des pouvoirs publics et de la population concernée les faits et analyses contenus dans ce rapport. »
(Page 8)
http://www.ban-asbestos-france.com/images/rapport%20_salau%2009%2015%20atm%202.pdf


SALAU. Enquête sur le carreau de la mine

http://patrimoine-seixois.fr/salau-enquete-sur-le-carreau-de-la-mine/


Mine de Tungstène de Salau, été 2010

Une mine « à l’envers » l’entrée de la galerie est un point bas de l’exploitation, derrière, les puits s’élèvent à l’intérieur du massif montagneux. Il y avait peu d’installations extérieures, même l’usine de tri était à l’intérieur du massif, dehors il reste seulement deux bâtiments et quelques millions de tonnes de stériles rougeâtres

Pour continuer à lire …
https://mines2memoire.wordpress.com/2010/10/05/mine-de-tungstene-de-salau/


NON À LA RÉOUVERTURE DE LA MINE DE SALAU (ARIÈGE)

Les dernières années précédant la fermeture de la mine apparaissent 14 cas de fibroses pulmonaires et de cancers y compris chez des mineurs n’ayant jamais travaillé dans d’autres mines. La reconnaissance au titre de maladie professionnelle est très difficile voire impossible à obtenir pourtant les faits sont là. Les études géologiques, pétrographiques, métallogéniques réalisées sur le gisement de tungstène de Salau indiquent très clairement que l’amiante notamment sous forme d’actinolite très dangereuse pour la santé est bien présente dans la roche encaissante. Les prélèvements et analyses alors réalisés dans le minerai et l’air respiré par les mineurs le confirment aussi.
Depuis, d’autres mineurs ont développé et développent encore des pathologies caractéristiques d’une exposition à l’amiante.

Aujourd’hui, le projet annoncé de creusement d’une galerie de recherche de l’ordre de 2500 ml de long et de 25 m² d’ouverture au cœur du village de Salau ou dans sa très proche périphérie génèrera :
• environ 90 000 m3 de déblais (foisonnement compris) qui évacués à raison de 250 m3/jour représenteraient 16 allers-retours / jour de camions de 15 m3 sur un an ;
•des déblais amiantés qui ne pourront être utilisés à des fins de granulat et qui devront obligatoirement être stockés dans des zones réglementées;
• des problèmes de sécurité liés à la circulation intense des camions (1 camion toutes les 15 mn chaque jour) dans la traversée des villages de Salau, Couflens, Seix, Oust, Saint-Girons (etc.) et sur une petite route départementale de montagne inadaptée à un tel trafic ;
•des poussières amiantées qui poseront un réel problème de santé publique aux habitants du village de Salau et aux travailleurs sur le site.

Pour continuer à lire …
http://www.fne-midipyrenees.fr/non-reouverture-mine-salau-ariege_7-actu_336.php


Variscan veut relancer une mine de tungstène en Ariège

La société veut dépenser 20 millions dans l’exploration de la mine de Salau, en Ariège. Des habitants s’opposent au projet.
Le tungstène sortira-t-il à nouveau de la mine de Salau, dans la montagne ariégeoise ? La société Variscan Mines, créée en 2010 à Orléans par deux anciens du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) avec des fonds australiens, y croit. Elle a déposé en décembre dernier une demande de permis d’exploration au ministère de l’Economie. Ouverte en 1971, la mine de la Coframi a fermé dès 1986 avec ses 130 mineurs à cause du dumping chinois qui fit chuter le cours du tungstène. Mais, aujourd’hui, celui-ci se vend 28.000 dollars la tonne. Ce métal très dur et résistant aux hautes températures est utilisé pour les outillages, l’armement, les réacteurs d’avion, etc. « Il y aura des tensions sur le marché parce que c’est un métal stratégique et qu’il y a peu de producteurs : 85 % du tungstène vient de Chine », prévient Michel Bonnemaison, directeur général de Variscan.

Pour continuer à lire …
http://www.lesechos.fr/11/09/2015/LesEchos/22021-127-ECH_variscan-veut-relancer-une-mine-de-tungstene-en-ariege.htm


REPORTAGE DE MATHILDE QUÉMÉNER POUR ARMOR TV SUR LES PROJETS MINIERS EN CENTRE BRETAGNE

Cette vidéo est de Bretagne, ou on trouver aussi Tungstène.
Je vous invite à écouter Michel Bonnemaison à 04:55-08:52, où il par exemple explique qui les résidus de l’exploitation va été stocké dans les galeries, qui sont plus tard cimentés et fermé. Il parle aussi du nombre d’emplois créés.
Et écouter aussi de 9:12-12:35 de Jean-François Millepied (président du collectif Douar Didoull) qui sont contre le projet.
http://www.dailymotion.com/video/x3fjf1c_reportage-sur-les-projets-miniers-en-centre-bretagne-sur-armor-tv_webcam


PROJET MINIER A SALAU-COUFLENS, FAUT-IL SIGNER LA PETITION ?

Au sujet d’une pétition s’opposant au projet dit de recherches ou de réouverture de la mine de Salau le présent texte s’inspire d’un premier jet publié un peu dans la hâte; où je m’étais demandé :quels arguments me permettent designer, ou de ne pas signer, cette pétition ? Je m’y référais implicite mentaux droits de chacun (du moins je l’espère), à réfléchir, à penser différemment et à s’exprimer.
https://onedrive.live.com/redir?resid=1A0B158DA35B4CC4%211970&authkey=%21AATQkpHhjjfvDAE&ithint=file%2Cpdf


VARISCAN MINES – Fiche entreprise

VARISCAN MINES, société par actions simplifiée à associé unique est active depuis 5 ans.
Implantée à ORLEANS (45100), elle est spécialisée dans le secteur des activités de soutien aux autres industries extractives. Son effectif est compris entre 6 et 9 salariés.
Sur l’année 2015 elle réalise un chiffre d’affaires de 0,00 €.
Societe.com recense 1 établissement actif et 1 événement notable depuis un an.
Jack TESTARD, est président de la société VARISCAN MINES.
http://www.societe.com/societe/variscan-mines-528859846.html


Variscan mines (en anglais)

Variscan Mines Limited is an ASX listed Australian resource company focused on exploring and developing mineral deposits. The Company was incorporated in 1987 (as PlatSearch NL) and over the last two decades has successfully explored or joint ventured numerous exploration properties within eastern Australia. In 2011 the Company commenced project acquisition work in Europe, with a strong focus on France. It has recently secured a number of tenements in Brittany for zinc, lead, copper, silver, gold and tin and has commenced exploration.
http://www.variscan.com.au/

FICHIERS PDF:
TITRE
IMAGE / URL AUTHOR PUBLISHED PAGES EDITEUR
PRESENTATION
Carte de localisation
Consultations publiques Economie-Finances 2014-11 1 pages
Taille: 4 Mo.
http://www.economie.gouv.fr/files/files/PDF/2-20141120_Carte_8d_100k_Localisation_Geographique_A3_PERM-Couflens.pdf’
Compléments au dossier de demande
Consultations publiques Economie-Finances 2015-06 235 pages
Taille: 41 Mo.
http://www.economie.gouv.fr/files/files/PDF/4-20150611_Complements_Demande_PERM-Couflens.pdf’
CONSTAT D‘IMPACT DE TROIS MINES SOUTERRAINES – LE CAS DE LA MINE DE SAL
BRGM 1982-12 92 pages

http://infoterre.brgm.fr/rapports/82-SGN-866-ENV.pdf’
Contrecoup de Salau
2016-01 1 pages

http://alternatives-projetsminiers.org/wp-content/uploads/docs/revue_presse/2016-01-20-canard-enchaine_mine_Salau-amiante.pdf’
Dossier de demande initiale
Consultations publiques Economie-Finances 2014-11 972 pages
Taille: 74 Mo.
http://www.economie.gouv.fr/files/files/PDF/3-20141120_Dossier-Demande-initiale_PERM-Couflens.pdf’
La mine de Salau
46 pages

http://nature-en-ariege.org/hommes/mine/salau.pdf’
Le gisement de tungstène de Salau : bref aperçu
Géologues 3 pages

http://www.geosoc.fr/temoignages/doc_download/291-le-gisement-de-tungstene-de-salau-bref-apercu.html’
Lettre de demande
Consultations publiques Economie-Finances 2014-11 3 pages
Taille: 870 Ko.
http://www.economie.gouv.fr/files/files/PDF/1-20141120_Lettre-Demande-Variscan-Mines_PERM-Couflens.pdf’
Mémoire technique extrait du dossier
Consultations publiques Economie-Finances 2014-11 70 pages
Taille: 5 Mo.
http://www.economie.gouv.fr/files/files/PDF/5-20141120_Extrait-memoire-technique_PERM-Couflens.pdf’
Notice d‘impact extraite du dossier
Consultations publiques Economie-Finances 2014-11 352 pages
Taille: 26 Mo.
http://www.economie.gouv.fr/files/files/PDF/6-20141120_Extrait-Notice-impact_PERM-Couflens.pdf’
Notice d‘incidence Natura 2000 extraite du dossier
Consultations publiques Economie-Finances 2014-11 81 pages
Taille: 4,5 Mo.
http://www.economie.gouv.fr/files/files/PDF/7-20141120_Extrait-Notice-incidence-Natura-2000_PERM-Couflens.pdf’
Un total de 11 fichiers PDF



Nombre de vue:
www.hitwebcounter.com
This Website Visits

Cavalier législatif – comment passer un article de loi en secret !

Que faire si je voulais faire valider un des articles de la loi, et sachant qu’il y a opposition?
Je voudrais utiliser le Cavalier législatif, le cheval de Troie dans la procédure législative.
Je peux la faire valider, et peut être sans que personne ne sait !!!!

Définition de cavalier législatif
Etymologie de cavalier : de l’italien cavaliere, dérivé du latin caballus, cheval hongre.

Dans le système législatif français, on appelle cavalier législatif un article de loi qui porte sur des mesures qui n’ont rien à voir avec le sujet dont traite le projet ou la proposition de loi en cours de discussion.
http://www.toupie.org/Dictionnaire/Cavalier_legislatif.htm


Savez-vous ce qu’est un cavalier législatif ?

Notre pays est considéré comme l’un des inventeurs de la démocratie. C’est indiscutable et reconnu très largement. Fort de nos siècles d’expérience, à l’abri des Lumières, nous nous autorisons à donner très généreusement des leçons de développement, « d’entrée dans l’Histoire », et d’humanisme, voire nous conseillons à de jeunes pays des constitutions en kit.
Pourtant, nos parlementaires pratiquent assez couramment, tous bords confondus, le cavalier législatif. Rien n’est secret. Cette notion est régulièrement explicitée dans la presse et cela ne heurte apparemment aucune des sensibilités de nos tribuns nationaux les plus chatouilleux du bon droit. De quoi s’agit-il ?
Un problème législatif doit urgemment être résolu ? Pas le temps de respecter les délais législatifs ou de réfléchir à « l’esprit » qui devra habiter cette loi ? Tricotons au plus vite l’article qui, sur le coup, paraît indispensable, et glissons-le en catimini, en toute connivence entre parlementaires, dans une loi bon teint dont le sujet n’a, je vous le jure, rigoureusement et strictement rien à voir, ni de près ni de loin, avec notre petite urgence du moment. Cette déplorable pratique parlementaire fait partie de notre petit trousseau de démocratie vieillissante, approximative et bricoleuse.
Dernier bel exemple en date de cavalier législatif ? La Fondation Louis Vuitton pour la création, qui voit son permis de construire, à la surprise générale, annulé par décision de justice le 20 janvier 2011. Chantier bloqué. Peu importe la raison, mais les conséquences pourraient être lourdes, financièrement notamment. LVMH ameute très vite des parlementaires de toutes couleurs, tant à l’Assemblée qu’au Sénat, et le cavalier législatif indispensable à la poursuite du chantier est glissé le plus normalement du monde, telle une fève dans une galette des rois, dans la loi consacrée… au livre numérique !
Le texte passera en commission mixte paritaire le 3 mai et entrera en vigueur dans la foulée. Avons-nous le droit de conserver de telles pratiques ?
Le chantier de la Fondation Louis Vuitton pourra très bientôt se poursuivre, grâce à ce pied de nez qu’est le cavalier législatif, entre nous assez inélégant. Quelle marque de mépris pour notre population, notre justice, nos lois, et nos institutions.
André Balbo
http://www.evous.fr/Savez-vous-ce-qu-est-un-cavalier-legislatif,1150042.html


En sport hippique ou au Parlement, quand on veut contourner un obstacle, on fait appel à un cavalier.

Le principe du cavalier législatif consiste à glisser un amendement dans une loi qui n’a rien à voir, et il est très prisé par les parlementaires. Revue des meilleurs sauts d’obstacles législatifs.
En 2011, les travaux de la fondation Louis Vuitton près de Paris, sont à l’arrêt. Le permis de construire a été annulé. Les députés décident alors de faire passer un amendement sur-mesure pour permettre l’achèvement des travaux. Grâce à ce petit jeu, on peut finalement amender des textes sur à peu près tous les sujets.
Un amendement a été glissé… Il permet aux policiers une consultation simplifiée du fichier national des comptes bancaires. Autre exemple: dans la loi étudiée actuellement pour relancer l’activité maritime française, c’est un amendement qui punit l’intrusion de migrants dans certaines zones portuaires qui a été glissé. Un amendement signé A.Leroy. Le député ne voit là aucun cavalier
– Je vous dis simplement qu’il faut donner les outils et se protéger de manière légale – Certains voient en ce cavalier une manœuvre du gouvernement.
Selon ce spécialiste des coulisses parlementaires, cet amendement glissé dans une loi sur l’économie a un goût de déjà Un cavalier surgit de nulle part. Ça sert à être discret. Mais ça ne marche pas toujours. Depuis 2012, nous avons fait les comptes. 11 cavaliers législatifs ont été annulés par le Conseil constitutionnel.
http://telescoop.tv/browse/1420896/10/le-journal-de-20h.html


Le Conseil constitutionnel traque les «cavaliers»


Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel et chasseur de cavaliers…
Le cavalier législatif n’est pas un parlementaire qui monte à cheval. C’est un article de loi qui n’a qu’un lointain rapport avec la loi initiale. Pourquoi « cavalier » ? En référence à la notion de « véhicule législatif » et celle de « assis dessus », qui amène de plus en plus souvent députés et sénateurs à utiliser la loi à mauvais escient.
Mais le Conseil constitutionnel veille : jeudi, il a ainsi censuré 28 des 39 articles, dont 26 pour cause de «cavalier» du « projet de loi d’adaptation de la procédure pénale au droit de l’Union europénne», qu’avait présenté et défendu au Parlement Christiane Taubira. Le texte, qui comportait 8 articles au départ, avait été lesté de nombreuses dispositions non conformes.
Dans la loi «de transition énergétique pour la croissance verte», défendu par Ségolène Royal, l’article relatif au gaspillage alimentaire a été annulé, à cause du non-respect de la règle dire de «l’entonnoir»: «Devant chaque chambre, le débat se restreint, au fur et à mesure des lectures successives d’un texte, sur les points de désaccord, tandis que ceux des articles adoptés en termes identiques sont exclus de la navette».
Interdisant aux grandes surfaces de jeter de la nourriture, cette disposition fera sans doute l’objet d’un texte autonome. Dans la loi Macron, le 6 août, le Conseil constitutionnel avait déjà déniché et censuré 17 articles et deux paragraphes d’un dix-huitième, pour cause de « cavaliers législatifs ».
La jurisprudence du Conseil est implacable : même s’il n’est pas saisi de certains articles, il traque et censure à tout va les cavaliers, qui sont interdits par l’article 45, alinéa 1 de la Constitution : «Tout amendement est recevable […] dès lors qu’il présente un lien, même indirect, avec le texte déposé ou transmis.» Exemple : on ne peut pas profiter d’une loi sur la transition énergétique pour faire voter la retraite à 70 ans ou rétablir la peine de mort. Avant 1958, la loi n’était pas encadrée et le Parlement pouvait voter ce que bon lui semblait dans tous les textes.
Tout en sachant que les « cavaliers » sont systématiquement sanctionnés, les parlementaires insistent et le gouvernement fait souvent mine de ne rien voir. Entre les cavaliers budgétaires de la loi de finances, les cavaliers sociaux des lois de financement de la sécurité sociale et les cavaliers législatifs de tous les autres textes, la tendance est à l’inflation : à la fin des années 1990, le Conseil constitutionnel censurait en moyenne 1,5 cavalier par an (Lionel Jospin, devenu membre du Conseil constitutionnel, était alors Premier ministre…), puis une douzaine au début des années 2000 et une bonne vingtaine depuis 2008.
Dans la loi Macron, il suffisait d’avoir un peu d’expérience parlementaire pour savoir que l’enfouissement des déchets ou l’assouplissement de la communication sur l’alcool ne passeraient pas le cap du Conseil constitutionnel. Mais pourquoi donc les parlementaires insistent-ils tout en se disant entre eux que « c’est un cavalier » ? Deux réponses possibles : parce que l’impact médiatique d’un amendement en première lecture laisse des traces dans l’opinion, ils en profitent pour faire plaisir à un lobby, sans illusion sur la pérennité de la disposition ; ou bien, notamment dans une loi aussi touffue que la loi Macron, qui avait dès le départ une faible cohérence législative, ils pensent que ça pourra peut-être passer. Au Palais Bourbon, on tente le coup. Mais au Palais Royal, les «Sages» veillent…
http://www.lopinion.fr/14-aout-2015/conseil-constitutionnel-traque-cavaliers-26896


Un cavalier qui surgit hors de la nuit ! (3 JUIN 2012)

On appelle un cavalier législatif un article glissé subrepticement dans une loi bien qu’il n’ait aucun rapport avec le sujet de cette loi.
Il s’est agi ces cinq dernières années essentiellement d’articles servant à favoriser ou avantager tel ou tel ami du président (oui, il y avait bien une personne qui avait ce titre) ou de son parti.
Voici donc comment, le gouvernement, désormais passé, a aidé son ami Bernard Arnault — Patron du groupe LVMH, grand donateur de la campagne 2007 de l’autre ainsi que possesseur du yacht sur lequel le Vaillant a choisi d’amorcer son quinquennat, qui venait de se voir refuser le permis de construire pour la construction de la tour LVMH au sein du bois de Boulogne.
Lors du vote d’une loi sur le prix unique du livre numérique qui, par parenthèse, n’était là que pour aider les éditeurs à garder leur marge dans un marché où il faut bien le reconnaître leur rôle est plus que limité (j’ai moi-même publié 3 livres numériques du domaine public sans autres coûts que mon temps) et qui a abouti à faire payer plus cher, aux consommateurs, les livres numériques (le texte uniquement) que le texte en version de poche (le texte + des frais de matière et de distribution) !

Lors donc du vote de cette loi, le gouvernement a glissé au dernier moment un amendement créant l’article 10 de la loi qui déclare validés les permis de construire demandés par la fondation LVMH en contradiction avec la décision du tribunal administratif !

Cette loi étant désormais en vigueur, ceux qui sont récemment passés par le bois de Boulogne voient de quoi il est question…

L’article 10 stipule donc :
« Sous réserve des décisions de justice passées en force de chose jugée, sont validés, à la date de leur délivrance, les permis de construire accordés à Paris en tant que leur légalité a été ou serait contestée pour un motif tiré du non-respect des articles ND 6 et ND 7 du règlement du plan d’occupation des sols remis en vigueur à la suite de l’annulation par le Conseil d’État des articles N 6 et N 7 du règlement du plan local d’urbanisme approuvé par délibération des 12 et 13 juin 2006 du Conseil de Paris. »

« Cet amendement, je dois le dire, me surprend beaucoup. Il n’a d’abord strictement aucun lien avec ce texte, comme l’a dit Jean Dionis du Séjour. Il s’agit d’un cavalier législatif à l’état pur ! Je vous invite, mes chers collègues, à écouter mes propos.

Pour continue à lire…
https://blogs.mediapart.fr/grand-meaulnes/blog/030612/un-cavalier-qui-surgit-hors-de-la-nuit


La pression des lobbies vinicoles

Pour les sages, ce texte a été adopté selon une procédure « contraire à la Constitution », c’est-à-dire considérée comme un « cavalier législatif ». Plus simplement, ce texte n’avait rien à voir avec l’objet du projet de loi : l’économie et la croissance. Sous couvert d’excuses procédurières, c’est bien la question des lobbies de l’alcool que soulève cet amendement. Si ce texte est inclus dans un projet de loi économique, et non santé, ce n’est pas sans raison. Derrière la notion de clarification des termes « publicité » et « information », c’est bien le marché du vin que souhaitent protéger les députés.

Libéraliser la publicité pour l’alcool est un des chevaux de bataille des producteurs de vin notamment. Parmi les 29 sénateurs qui ont déposé cet amendement, 28 sont issus de régions vinicoles, comme nous le rappelait notre journaliste Rudy Bancquart, spécialiste de lobbies, le 10 juin dernier. « Ce n’est plus un hasard, on a bien affaire à du lobbying et certains députées ne s’en cachent pas » ajoutait-il.
http://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/loi-evin-le-lobby-de-l-alcool-perd-la-bataille_1031515.html


Plafonnement des indemnités : retoqué

La plus importante censure concerne la réforme de la justice prud’homale et le plafonnement des indemnités en cas de licenciement sans cause réelle ou sérieuse. La loi voulait que ce plafonnement soit variable selon la taille de l’entreprise et l’ancienneté du salarié.

S’il a validé le critère d’ancienneté, le Conseil constitutionnel a rejeté celui lié à la taille de l’entreprise, jugeant que le plafonnement devait « retenir des critères présentant un lien avec le préjudice subi par le salarié ». Le président du Syndicat des avocats de France, Florian Borg, avait estimé que la disposition envisagée par la loi Macron signait « la fin des prud’hommes et du droit du travail », en fixant des planchers et des plafonds d’indemnités quasi automatiques. Les Sages lui ont donné raison.
http://www.francetvinfo.fr/economie/loi-macron/loi-macron-ce-qui-a-ete-ou-non-censure-par-le-conseil-constitutionnel_1031239.html


Assouplissement de la communication sur l’alcool : retoqué

Le Conseil constitutionnel a rejeté plusieurs articles « adoptés selon une procédure contraire à la Constitution ». Il s’agit d’articles considérés comme des « cavaliers législatifs ». En d’autres termes, des dispositions n’ayant rien à voir avec l’objet du projet de loi.

Parmi les articles visés : celui qui cherchait à assouplir la communication sur l’alcool. Le texte affirmait que « ne sont pas considérés comme une publicité ou une propagande (…) les contenus, images, représentations (…) relatifs à une région de production, à une toponymie, (…) à un terroir, à un itinéraire, à une zone de production, au savoir-faire, à l’histoire ou au patrimoine culturel, gastronomique ou paysager liés à une boisson alcoolique (…) ».

Lorsque cet amendement – maintenu ensuite par le gouvernement – avait été introduit, puis adopté le 11 juin par des députés, Marisol Touraine avait lancé : « Je regrette que la loi Macron serve à détricoter la loi Evin. Je suis en colère lorsque je pense aux 50 000 personnes qui, chaque année, meurent à cause d’une consommation excessive d’alcool. »
http://www.francetvinfo.fr/economie/loi-macron/loi-macron-ce-qui-a-ete-ou-non-censure-par-le-conseil-constitutionnel_1031239.html


Réforme des professions du droit : validée

A l’inverse, le Conseil constitutionnel a validé la quasi-totalité des articles relatifs à la réforme des professions réglementées du droit. Notaires, huissiers de justice et avocats avaient protesté contre le projet de libéraliser les conditions de leurs activités et de réviser à la baisse leurs tarifs.
http://www.francetvinfo.fr/economie/loi-macron/loi-macron-ce-qui-a-ete-ou-non-censure-par-le-conseil-constitutionnel_1031239.html


Enfouissement des déchets radioactifs à Bure : retoqué

Censuré aussi le projet Cigéo d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure (Meuse). Le gouvernement souhaitait l’entériner « pour clarifier la totalité des coûts » de la filière nucléaire, avait déclaré le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, mi-juillet, juste avant l’adoption finale du texte. Les écologistes avaient, eux, dénoncé « un coup de force ».

Des centaines de personnes protestant contre ce projet, venues de toute l’Europe, campent actuellement à quelques kilomètres de là pour protester contre le projet. Ce qui n’empêche pas le gouvernement d’y tenir : le ministère de l’Economie a indiqué que Cigéo « devrait faire l’objet d’une proposition de loi au premier semestre 2016 ».
http://www.francetvinfo.fr/economie/loi-macron/loi-macron-ce-qui-a-ete-ou-non-censure-par-le-conseil-constitutionnel_1031239.html


Le cavalier législatif concernant Cigéo, inséré à la dernière minute dans la loi Macron début juillet, a été retoqué par le Conseil constitutionnel.

Un beau pied de nez à G.Longuet, sénateur de la Meuse, et comparses qui ont introduit l’amendement à plus de 10 reprises dans des projets de loi sans lien et sans aucune discussion de fond.

Pour continue à lire …
https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=994972777220693&id=120187101365936


Le conseil constitutionnel éjecte l’amendement Longuet de la Loi Macron !

La Coordination BURESTOP se félicite de cette décision
Après une quinzaine de tentatives d’introduction, dans la Loi sur la transition énergétique puis dans la Loi de croissance et d’activité dite Loi Macron, d’un article législatif destiné à faciliter l’implantation de la poubelle atomique CIGEO à BURE dans la Meuse, le Conseil Constitutionnel vient de trancher : les dispositions de l’article correspondant (201) « ne présentent pas de lien, même indirect, avec celles qui figuraient dans le projet de loi ; que, par suite, elles ont été adoptées selon une procédure contraire à l’article 45 de la Constitution ; qu’elles sont contraires à cette dernière ».

Pour continue à lire …
http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article659


Alerte : l’enfouissement des déchets radioactifs revient dans la Loi Macron !

Autoriser CIGÉO/BURE à tout prix, sans repasser par la case parlementaire légale : une obsession… intolérable!
Les partisans de CIGÉO, ce site d’enfouissement en profondeur des déchets les plus radioactifs prévu à Bure (Meuse), viennent d’effectuer une énième tentative de glisser en douce l’autorisation du projet dans la loi Macron, lors de la dernière lecture au Sénat. Alors que le gouvernement prévoit le recours au 49-3, le maintien d’un tel amendement constituerait un inacceptable déni de démocratie.

Nouvelle tentative de réintroduction de CIGEO dans la loi Macron !
Depuis fin 2013, les partisans du projet CIGÉO ont tenté à tout prix de lui faire une place dans la loi de transition énergétique, puis dans celle d’activité et de croissance. Le gouvernement ayant finalement renoncé à le faire figurer dans ces deux lois, certains parlementaires (Mme Le Dain et MM. Le Déaut, Bataille, Dumont, Sido, Namy et Longuet) ont travaillé avec acharnement pendant des mois pour faire passer des amendements pour le réintroduire et faciliter l’adoption du projet. Ainsi, entre septembre 2014 et juillet 2015, pas moins de 13 amendements ont été déposés à 10 reprises, 6 à l’Assemblée Nationale et 7 au Sénat ! Parmi eux, 4 n’ont pas été soutenus et 7 ont été rejetés.
Malgré cela, pour la seconde fois, le fameux article 54bisAA sur la « réversibilité » de CIGÉO vient d’être réintroduit en dernière lecture au Sénat, en dépit de l’avis contraire du gouvernement. On comptabilise ainsi, exposés des amendements inclus, à peine une petite heure d’échanges parlementaires pour un sujet qui engage tout le pays pour des milliers d’années.

Pour continue à lire …
http://mirabel-lne.asso.fr/content/retour_cigeo_loi_croissance_senat


10 mn pour réintroduire Cigéo dans la loi Macron : le coup de force du Sénat

http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/nucleaire/20150423.OBS7796/10-mn-pour-reintroduire-cigeo-dans-la-loi-macron-le-coup-de-force-du-senat.html


Les amendements faux-nez du gouvernement

http://blogs.lexpress.fr/cuisines-assemblee/2016/02/03/les-amendements-faux-nez-du-gouvernement/

Nombre de vue:
www.hitwebcounter.com
This Website Visits